‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 41 sur 295 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DAMIS, CLITAXDRE.

DAMIS

( n Clilanclre. ) On le lui fera prendre... Ah! je te cherche aussi. C'étoit pour te donner ton rôle, le voici. Tu sors de chez Constance?

Oui , j'étois chez les dames, Oïl je viens d'obliger au moins cincj ou six femmes.

DAMIS

Peut-on savoir comment?

CLIT Ai\ DRE.

J"ai joué, j'ai perdu.

c'est bien faire ta cour.

CLITA JN DRE.

N'est-ce pas? Qu'en dis-tu?

DAMIS

Voilà le vrai moyen d'être un homme adorable. Je n'ai pas comme toi ce secret admirable.

CUTAN DRE.

Marquis, tu n'es pas moins un homme merveilleux.

DAMIS

Ah! merveilleux toi-même.

CCITANDRE.

Ami , j'ai de bons veux.

6i LE PRÉJUGÉ A LA MODE.

Et celle à qui l'on donne ici toutes ces fêtes, Sera-î-elle bientôt au rang de tes conquêtes?

DAMl s.

C'est de toi qu'il faudrait avoir pris des leçons.

Quoil tu voudrois sur raoi délourner les soupçons?

DAMl s.

Tant de discrétion m alarme et m'épouvante.

Jamais je ne me vante.

DAMIS

Eh 1 qui diable se vante?

Des sots.

Sans contredit.

DAMIS

Des têtes à l'évent.

Quand j'en trouve, cela m'arrive assez souvent, Mon plus grand ]>laisir est de leur rompre en visière.

CLITAK DRE.

Je les traite à peu près de la même manière... A propos, sais-tu bien...

DAMIS

Non.

CLITANDRE

Que sans y songer...

DAMIS

Quoi?

CLITANDRE

Nous pourrions nous nuire : il faudroit s'arranger,

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