‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 81 sur 295 · ACTE V, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE I

d'uU V AL.

Si je preiiois ta place ?

DAMON

D'Urval, tu me préviens.

En parlant à voix basse, Je [lourrai la tromper; j'éclaircirai mon sort, Je lirai dans sofi cœur.

D A MO \

Je parleiai d'abord Alîn de lui donner une pleine assurance. Tu nous observeras alors avec jirudence, Et tu pourras bientôt trouver l'heureux moment De te substituer près d'elle adroitement. d'urval, après avoir rêvé.

Ma curiosité me fait trop entreprendre.

DAMON

J'aurai tout préparé, tu n'auras qu'à l'entendre.

d'urv A !..

J'aurois trop à souffrir... En croyant te parler, Constance contre moi pi^ut et doit exhaler Ces reproches qu'elle a condamnés au silence : Ce seroit essuyer toute leur violence; Ce seroit ni'exposer à ses premiers transports , Et j'ai , pour en mourir, assez de mes remords.

DA MON

Ce qui vient d'arriver te prouve le contraire;

La douceur de Constance a dû te satisfaire.

Quelle autre auroit ainsi ménagé son époux?

Je suis sûr que vos conirs s'entendent mieux que voui.

io8 LE PRÉJUGÉ A LA MODE

d'urval.

Trop de timidité me punit et la venge.

DAM ON

C'est une cruauté...

d'crval.

Ma foiblesse est étrange; Mais enfin... Quelqu'un vient. C'est Florine, je crois. Je te laisse ; sers-moi pour la dernière fois.

( // sort. )

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