‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 87 sur 295 · LE MASQUE · texte numérisé non relu

LE MASQUE

Voyez...

C'est une lettre.

Vous tremblez... Je frémis... On ne veut plus me voir. C'est le coup de la mort que je vais recevoir...

(Elle ouvre le billet.) De la main de d'Urval ces lignes sont tracées. Mais que vois-je? Des pleurs les ont presque effacées.

(Elle lit.) '""^

■i C'est trop entretenir vos mortelles douleurs;

<• L'ingrat que vous pleurez ne fait plus vos malheurs.

« Chère épouse , il n'est rien que votre épou.x. ne fasse

Ii4 LE PRÉJUGÉ A LA MODE.

« Pour tarir à jamais la source de vos pleurs.

•< Vous avez rallumé ses premières ardeurs;

a Trop heureux s'il expire en obtenant sa grâce!... c

Ali! pourquoi n' li-je pas prévenu mon époux?

Conduist;z-moi, courons...

d'urval, démasqué, à ses pieds.

a 11 est à VOS genoux...

C'est où je dois mourir... Laissez-moi dans les larmes Expier mes excès, et venger tou* vos charmes.

CONSTANCE

Cher épouv, lève-toi. Va, je reçois ton rœur: Je repr>,iids avec lui ma vie et mon bonheur.

d'd rval.

Quoi ! vous me pardonnez l'outrage et le parjure?

COIV ST AiN'CE.

Oui, laisse-moi goûter une joie aussi pure.

d'urval.

Vengez-vous.

CONSTANCE

Eh, de qui? C'est un songe passé; Ton retour me suffit.

d'urval.

Il n'a rien effacé.

CONSTANCE

Si tu veux me prouver combien je te suis chère, Oublions qu'autrefois j'ai cessé de te plaire.

d'urval.

Je veux m'en souvenir pour le mieux réparer.

( 0)1 entend du inonde; Constance paraît inquiète. ) Devant tout l'univers je vais me déclarer...

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