‹ Chefs d'œuvre dramatiquesChapitre 140 sur 284 · SCÈNE XI. — ZoPiRE, Phanor · texte numérisé non relu

SCÈNE XI. — ZoPiRE, Phanor

PHANOR. Lisez ce billet important Qu'un Arabe, en secret, m'a donné dans l'instant. ZOPIRE. Hercide : qu'ai-je lu? Grands dieux, votre clémence Répare-t-elle enfin soixante an? de souflrance? Hercide veut me voir: lui, dont le bras cruel Arracha mes enfants à ce sein paternel ! Ils vivent! Mahomet les tient sous sa puissance. Et Séide et Palmire ignorent leur naissance ! Ries enfants! tendre espoir que je n'ose écouter! Je suis trop malheureux, je crains de me flatter. Pressentiments confus, faut-il que je vous croie? 0 mon sang ! où porter mes larmes et ma joie / Mon cœur ne peut suflîre à tant de mouvements ; Je cours, et jy suis prêt d'embrasser mes enfants. Jem'arrête,j hésite, et ma douleur craintive Prête à la voix du sang une oreille attentive. Allons. Voyons Hercide au milieu de la nuit; Qu'il soit sous cette voûte en secret introduit. Au pied de cet autel, où les pleurs de ton maître

Ont f.Uigiié Icfl dieux, qui s'apaisent peut-êlre Dieux ! ren(J«2-nioi mes fils : dieux, rendez aux vertus Deux cœurs nés généreux, qu'un traître a corrompus. S'ils ne sont point à moi, si telle est ma misère, Je les veux adopter, je veux être leur père.

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