SCÈNE IV. — Egisthe, Clytemnestre, Electre, Iphise, Diaias
DIMAS. Seigneur!
ÉGisTHE. Parlez. Quel est ce désordre funeste? Vous vous troublez.
DIMAS. On vient de reconnaître Oreste.
IPHISE. Qui lui?
CLYTEMNESTRE. Mon flIs?
ELECTRE. Mon frère? '
ÉGISTHE. Eh bien^ es(>-il puni?
DIMAS. Il ne l'est pas encor.
ÉGISTHE. Je suis désobéi!
DIMAS. Oreste s'est non/aié, dès qu'il a vu Pammène.
Pylade, cet ami qui partage sa chaîne,
Montre aux soldats émus le fils d'Agamemnon;
Et je crains la pitié pour cet auguste nom, ÉGISTHE. Allons, je vais paraître, ei presser leur supplice.
Qui n'ose me venger, sentira ma justice.
Vous, retenez ses sœurs; et vous, suivez mes pas.
Le sang d'Agamemnon ne m'épouvante pas.
Quels mortels et quels dieux pourraient sauver Oreste
Du père de Plistène et du fils de Thyeste '/
SCÈNE V. — Clytemnestre, Electre, Iphise. IPHISE. Suivez-le, montrez-vous, ne craignez rien, partez;
Portez les derniers coups dans les cœurs ébranlés. ELECTRE. Au nom de la nature achevez votre ouvrage;
DeClytemne.^tre enfin déployez le courage.
Volez, conduisez-nous.
CLYTEMNESTKE. McS fillcS, CCS SOldatS
Me respectent à perne, et retiennent vos pas.
Demeurez; c'est à moi, dans ce moment si triste^
De répondre des jours et d'Oreste etd'Egisthe :
Je suis épouse et mère; et je veux à la fois,
Si j'en puis être digne, en remplir tous les droits. (Elle sort.)