SCÈNE I. — Titus, Arons, Mrssala
TiTc?. Oui, j'y suis résolu, partez; c'est trop attendre ; Honteux, désespéré, je ne veux rien entendre; LaiSMCz-inoi ma vertu, laissez-moi mes malheurs. Fort contre vos raisons, faible contre ses pleurs. Je ne la verrai plus. Ma fermeté trahie Craint moins tous vos tyrans qu'un regard de Tuilic. Je ne la verrai plus! oui, qu'elle parte... Ah dieux! ARo:ss. Pour vos intérêts seuls, arrêté dans ces lieux. J'ai bientôt passé l'iieure avec peine accordée. Que vous-mêsie, seigneur, vous m'aviez demandée. TITUS. Moi, je l'ai demandée!
ARONS. Hélas ! que pour vous deux J'attendais en secret un destin plus heureux! J'espérais couronner des ardeurs si parfaites; 11 n'y faut plus penser.
TITUS. Ah! cruel que vous êtâsl Vous avez vu ma honte et mon abaissement: Vous avez vu Titus balancer un moment.
Allez, adroit témoin de mes lâches tendresses. Allez à vos deux rois annoncer mes faiblesses Contez à ces tyrans terrassés par mes coups. Que le fils de Brutus a pleuré devant vous. Mais ajoutez au moins que, parmi tant de larmes, Malgré vous et Tullie, et ses pleurs et ses charmes, Vainqueur encor de moi, libre, et toujours Romain, Je ne suis point soumis par le sang de Tarquin ; Que rien ne me surmonte, et que je jure encore' Une guerre éternelle à ce sang que j'adore. ABoxs. J'excuse la douleur où vos sens sont plongés; Je respecte en partant vos tristes préjugés. Loin de vous accabler, avec vous je soupire : Elle en mourra, c'est tout ce que je peux vous dire. Adieu, seigneur.
JiESSALA. 0 ciel !