NÉRESTAN
Je te blâme, et te plains; crois-moi, la Providence
Ne !e laissera point périr sans innocence:
Je te pardonne, hélas! ces combats odieux;
Dieu ne t'a point prêté son bras victorieux :
Ce bras, qui rend la force aux plus faibles courages^
Soutiendra ce roseau plié par les orages;
Il ne souffrira pas qu'a son culte engagé,
Entre un barbare et lui ton cœur soit partagé.
Le baptême éleindra ces feux dont il soupire,
Et tu vivras fidèle, ou périras martyre.
IHÉATRB DB VOLT, \)
Achèsedonc ici ton serment cominenpé;"^'''""^ ';'"', Achève, cl, dans l'horreur dont ton cœur est presse^ Promets au roi Louis, à TRurope, à ton |)ère, Au Dieu qui déjà parie a ce cœur si sinccrC; De ne point accomphr cet hymen odieux •■
Avant que le pontife ait éclairé tes yeux, Avant (fu'en ma présence il te fasse chrétienne, Et que Dieu par ses mains t'adopte et te soutienne. Le promets-tu. Zaïre?...
ZAÏRE. Oui, jeta le promets; Rends-moi chrétien na et hbre, à tout je me soumets.. Va, d'un père expirant va former la paupière, Va, je voudrais te suivre et mourir la piemière. ^'ÉUESTAN. Je pars. Adieu, ma sœur, adieu -. puisque mes vœui Ne peuvent t' arracher à ce palais honieux, . ■ '
Je reviendrai blenlnt par un heureux baptême T'arracher ausenfer^, et te rendre à toi-même.