ACTE I, SCÈNE I. S
Qu'il ne yante donc plus ses mérites frivoles,
Les effets de César valent bien ses paroles :
Et si c'est un bienfait qu'il faut rendre aujourd'hui ,
Comme il parla pour vous vous parlerez pour lui.
Ainsi vous le pouvez et devez reconnaître.
Le recevoir chez vous , c'est recevoir un maître ,
Qui, tout vaincu (çi'il est, bravant le nom de roi,
Dans vos propres Etats vous donnerait la loi.
Fermez-lui donc vos ports, mais épargnez sa tête. S'il le faut toutefois , ma main est toute prête ; J'obéis avec joie , et je serais jaloux Qu'autre bras que le mien portât les premiers coups.