‹ Chefs-d'œuvre du Pierre CorneilleChapitre 219 sur 386 · ACTE I, SCÈNE I. S · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I. S

Qu'il ne yante donc plus ses mérites frivoles,

Les effets de César valent bien ses paroles :

Et si c'est un bienfait qu'il faut rendre aujourd'hui ,

Comme il parla pour vous vous parlerez pour lui.

Ainsi vous le pouvez et devez reconnaître.

Le recevoir chez vous , c'est recevoir un maître ,

Qui, tout vaincu (çi'il est, bravant le nom de roi,

Dans vos propres Etats vous donnerait la loi.

Fermez-lui donc vos ports, mais épargnez sa tête. S'il le faut toutefois , ma main est toute prête ; J'obéis avec joie , et je serais jaloux Qu'autre bras que le mien portât les premiers coups.

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