ACTE V, SCÈNE IV
Si j'aime , c'est l'auteur de tant de beaux exploits ,
C'est le valeureux Cid , le maître de deux rois.
Je me vaincrai pourtant, non de peur d'aucun blâme ,
Mais pour ne troubler pas une si belle flamme ;
Et, quand pour m'obliger on l'aurait couronné.
Je ne veux point reprendre un bien que j'ai donné.
Puisqu'en un tel combat sa victoire est certaine ,
Allons encore un coup le donner à Chimène.
Et toi , qui vois les traits dont mon cœur est percé ,
Viens me voir achever comme j'ai commencé.