‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 138 sur 272 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

te sois refroidi , car tu ne peux plus produire un son comme il faut.

THÉOBALD, d'un ton enfantin.

Que voulez-vous! c'est comme cela.... Mais c'est en moi-même que j'entends toujours retentir de doux chants; la voix de la petite pèlerine résonne toujours dans mon coeur : encore hier au soir, je crus la voir venir à moi toute rayonnante ; elle exhalait l'odeur des hyacinthes; elle m'embrassa, me fit signe de la suivre , et disparut.

En songe?

THÉOBALD

Je dormais sans doute; mais rêvais-je? je n'en suis pas bien assuré. C'est fort étrange , mon cher maître ; lorsque j'ouvre les yeux , il me semble que je rêve; et lorsque je dors, c'est comme si j'étais éveillé.

Tu es étonnant, mon enfant! Je ne t'ai jamais bien compris !

UN LANSQUENET, descendant de la forteresse, à Luther.

Monsieur le chevalier Georges (5a), venez coucher, il fait nuit.

Je vois ici un agréable lit de gazon , c'est ici que je veux dormir.

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