SCÈNE m
Ua stloa dans la nafeoa de Lidoro.
Entrent DO&A SERAFINA et FLORA, masquées.
DONA. SERAFINA
Qu'as-tu dit à doia Violante?
FLORA
Que plusieurs de vos amies vous avaient persuadée de vous déguiser, et que vous allies avec elles à un grand festin.
DONA SERAFINA
Viens donc vite.
FLORA
Quoi ! vous êtes bien résolue?
DONA SERAFINA
Sans doute. Ayant appris de dona Violante que* don César est Punique cause de ses chagrins, et Celui-ci n'ayant pas profité do l'occasion que je lui avais donnée de me parler, quoique tu l'aies averti par deux fois en chantant, je dois croire que c'a .été pour ne
pas lui inspirer de jalousie. Mais cette jalousie qu'il lui a épargnée, c'est moi qui l'ai prise ; et c'est pourquoi, sur son refus de me venir trouver au jardin, je prétends l'aller trouver chez lui. Là je lui * dirai tout ce que je pense, tout ce que je sens, et quand j'aurai bien soulagé mon cœur, je me vengerai de lui par le dédain et le mépris. — Allons, Flora.
FLORA
Il ne faudrait cependant pas...
PONA SERAFIlfA.
Tais-toi, ne me dis rjen. Tu as raison, j'en conviens, mais quelle raison peut être plus forte que le ressentiment d'une femme offensée?... Marchons.
Elle» sortent.