‹ Chefs d'œuvre du théâtre espagnol (volume 2)Chapitre 42 sur 103 · TRI8TAK · texte numérisé non relu

TRI8TAK

Non ; mais dans ta pièce à côté.

DON FEUX. -

11 pantt qu'il vit tout, et dissimula?

TRISTAN

Voyez ce maudit vieillard !

- Puiaqu'U en est ainsi.., (On fnxpp*.) Mais ou, frappa» je crois? .,

. . * < - ~ \ TRISTAJI.

Casera, j'imagiBe, le revenant.

. don FÉLIX. .

Ouvre donc! , - • ...

N'ouvre pas 1

DON FÉLIX

Pourquoi?

DO* CÉSAR

Je ne dois pas assister à l'entrevue. • - • "

DON FÉLIX. '

Ne craignez rien, et n'ayez pas tant de scrapilat; je me contenterai d'expliquer l'échange de nos noms. Retirez-vous seulement derrière la tapisserie. (Don César s'éloigne.) Tu peux aller ouvrir, Tristan.

Entrent DOftA SERAFINA et FLORA.

dora *iRA*BfA, à d*n Félim.

Seigneur don César, ce n'est plus pour vous exprimer ma recon-

naissance que je viens tous trouver; je viens seulement, comme vous n'accepte» pat les rendez-vous que je vous donne, tous confier un projet que j'ai formé pour vous.

tristàn, à Flora, Et vous, ma reine, vous n'avez pas formé quelque projet pour moi?

FLORA

Moit dans quel butl

TRISTAN

J'aurais voulu que vous perdissiez la raison en ma faveur.

Quel est ce projet, madame?

DONA 8BRAFIIU.

Écoutez-moi avec attention.

DON FÉLIX

Parles, madame.

DONA SRRAFINA.

Dona Violante m'a dit, seigneur don César, que vous étiez l'arbitre de sa destinée. Je me suis laissé attendrir par ses pleurs, par sa sincérité, par son amour ; et je viens vous prier que vous ayez pitié de sa noblesse, de sa renommée, de son honneur. Voyez ce que vous voulez que je lui dise; mais songez-y t quelle que soit votre réponse, je la considérerai comme une offense : car si c'est non , vous ne voudrez pas ce que je demande, et si c'est oui, vous voudrez ce que je ne désire pas.

DON FÉLIX

Vous demandez de moi, madame, un oui ou un non, en m'avertissent que vous serez blessée de l'un et de l'autre, et mon malheur est tel, que je dois vous blesser doublement par ma réponse. En effet : oui, il est vrai que don César est l'arbitre du sort de dons Violante, et non, il n'est pas vrai que je le sois ; et je reproduis ma réponse en sens contraire, en vous disant : Non, don Félix, n'est point l'arbitre de son sort, et oui, c'est moi qui le suis *.

DONA SERAF1NA.

Je ne vous comprends pas.

DON FÉLIX

Je n'en suis pas étonné.

DONA 8RRAFINA.

Parlez plus clairement.

Je ne puis.

DONA SXRAFINA.

Comment?

1 Le traducteur a conservé à do—eie. réquiroqueqie Galderon a mite volontairement dans cette phrase.

DON FÉLIX

Je n'ose. r

DONA SERAF1NA.

Pourquoi?

DON FÉLIX

Je crains trop.

DONA SRRAFfNA.

Quelle est votre crainte?

DON FÉLIX

De vous fâcher.

DONA SERAFINA

Quoi! don César n'aime pas dona Violante?

DON FÉLIX

Pour cela je vous ai dit oui.

DONA SERAFINA

Et vous, n'étes-vous pas don César?

Sur cela je vous ai dit non.

DONA SERAFINA

Qu'y a-t-il donc ?

DON FEUX

C'était une feinte que nous avions imaginée, et j'y ai trouvé le bonheur et le malheur de mon nom.

DONA SERAFINA

Parlez plus clairement.

DON FEUX

Je le veux bien.

DONA SERAFINA

Vous n'avez rien à craindre.

DON FÉLIX

Interrogez-moi. . ^

DONA SERAFINA

Si vous n'êtes point don César, et qu'il aime une autre femme...

DON FÉLIX

Ma franchise répondra à la vôtre. Vous saurez donc que je suis...

DONA VIOLANTE, dudehoti.

cieUprotége-moi!

aurelio, du dehors.

Meurs, ingrate! v

usardo, du dehors.

Et meurent tous ceux gui viendront vous défendre!

DONA SERAFINA

Hélas Hruel est ce bruit?

FLORA

Nous avons, fait là une belle affaire l

Ittt BONHEUR Et MALHEUR DU NOM

TRISTAN

Toute la maison est sens dessus dessous.

DON FÉLIX

Pendant que je vais voir ce qui se passe, veuillez m'attendre là.

DON CÉSAR

C'est la voix de dona Vietaftte ; j'y Vftfs.

FLORA

Fuyons, fuyons, madame.

DONA SBRAFJNA.

Et par où?

Entre DO&A VIOLANTE , déguisée.

DON CÉSAR

Qu'est ceci , dona Violante T Gomment donc entrez-vous ici déguisée?

DONA VKHANTE.

J'ai à peine la force de parler... J'avais mis te déguisement pour vous aller voir , lorsqu'une servante me dit qu'un vieillard me demandait; et croyant que c'était Fabio, j'allai à sa rencontre... C'était mon père!... Mais le voici qui entre.

DON CÉSAR

Passez dans l'appartement voisin .pendant que nous le retenons

don félix, à doàa Serafina.

Vous, madame, veuillez y entrer également, afiu qu'os ne vous voie pas ici.

Dofia Violante entre la première et referme aweilei U perte. . DONA SERAHLNA.

Attendez doncl

dona violante, du dehors.

Krauef-Moircat si je ut fermais pas là porte je craindrais de n'être pas en sûreté.

FLORA, . •

Ma foi! elle lui a bien rendu la pareille!

Entrent ÀUREUÔ, LÎSXHDO et LIDORÔ, l'épée à la main.

UBORO»

D'où vient donc tout ce bruit dans ma maison?

AURELIO

Il n'y a point de lieu qui puisse servir d'asile contre la vengeance de l'honneur; et si je trouve ici cette ingrate ou ce traître...

LIDORO.

Modérez-vous l

JOURNÉE m, SCÈNE Ifc, * 18*

don césar, à part.

Heureusement que doua Violante a pu se cacher.

don fbï.ix, à part.

Au moins doôa SenÛM, qui connaît la maison, se sera mise en

sûreté!

lidoro, à part.

Combien je me félicite que Seragna ne soit pas aujourd'hui à la maison!

AURELIO

Laissez-moi passer!

*0N CESAA.

Si vous ne considérez point, seigneur Âurelio, quelle est la maison où vous êtes, considérez du moins que c'est moi qui la défends.

AURELIO

Seigneur don César, n'intervenez pas dans cette affaire, car vous aussi je tous regarde comme mon ennemi depuis la mort de Laurencio.

LISARDO.

Quoi! c'est vtras qui avez doimé la mort à -mon frère?... apprenez que je suis Lisardo, et donnei-noi satisfaction.

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