‹ Chefs d'œuvre du théâtre espagnol (volume 2)Chapitre 44 sur 103 · L . LE PRINCE · texte numérisé non relu

L . LE PRINCE

Quel est donc ce bruit? Comme il a lieu dans votre maison, je n'ai pas voulu passer sans m'en informer ; surtout à présent que je vois chez vous don César et Celio.

UDoao.

Je vous dirai ce qui en est... du moins autant que je puis le savoir. {Montrant do fia Serafina.) Cette dame est dona Violante, fille du seigneur Aurelio.

DONA SERAFINA, à part.

Ah ! malheureuse l

LIDORO.

Elle a été amenée ici par don Félix [montrant don César), qui est ce cavalier, ami de don César.

AUREUO.

Prenez garde! voua vous trompez : voici don Félix; voici don César.

LE PRINCE

Alors je suis aussi de la partie ; car on m'a trompé.

UDOftO.

Moi aussi, puisque je l'ai reçu chez moi. ,

DON FÉLIX

Si vous voulez bien m'écouter, mon seigneur, vous serez bientôt satisfait; car on n'est pas coupable pour être un ami véritable. Don César est l'amant de dona Violante, et comme il avait un rendez-vous avec elle le jour où on le chargea de venir vous voir, je suis venu sous son nom et avec son message. Puis, comme un mien valet a laissé tomber entre les mains du seigneur Aurelio une lettre écrite à sa fille, cela a obligé don César à fuir, et a fait croire au seigneur Aurelio que je l'avais offensé. Ce n'est pas, je le répète, ce n'est pas un crime d'obliger un ami ; surtout quand j'ai voulu par là servir le mariage de don César, qui, par mon intermédiaire, s'of fre à épouser dona Violante*

DON CÉSAR

J'en prends volontiers l'engagement.

Alors, comptant sur cette parole, je me tiens pour satisfait.

USARDO.

Moi non. ( Au Prince. J Pardonnez, seigneur, car si je suis au nombre de vos gens comme étant Celio , je n'y suis point comme étant Lisardo, et je ne renonce pas si aisément à ma vengeance.

LB PRINCB.

Que tous soyez Celio ou Lisardo, une fois que je m'interpose, tous pardonnerez comme j'ai pardonné moi-même. (A don César j/fy Donnez la main à dona Violante.

DON CÉSAR

Avec mille âmes. {A dona Serafina.) Et maintenant, madame, '■ puisque tout est pardonné, veuillez yous découvrir.— Eh bien ! que • craignez-vous?

LIDORO.

Pourquoi hésiter?

DON FÉLIX

Oui, madame, soulevez votre voile , et baisez la main au seigneur Aureiio.

DONA SERAFINA

Quoi! c'est tous qui mole conseilles?

DON FELIX

Certainement.

dona 8BBAFINA, soulevant son voile.

Je le veux bien ; mais vous ne savez pas à quoi tous tous engagez.

lidoro. f

Hélas! que vois-je!... Fille ingrate! quoi! vous, sous cet équi- y page, en ce lieu !

TOUS

Modérez-vous.

LIDORO.

Et comment?

DON FÉLIX

Suivez l'exemple du seigneur Aurelio ; et puisqu'elle veut bien m accorder sa main, ne me la refusez pas.

. . - . LIDORO.

?£'- :fl le faut bien, car il faut faire de nécessité vertu.

LE PRINCE

Et où donc est dona Violante?

Entre DONA VIOLANT* DONA VIOLANTE.

A tos pieds, où je cherche un refuge.

DON CÉSAR

Donnez-moi la main.

LISARDO.

Tout le monde est content, excepté moi. ♦

1» BONHBtt* CT MALHEUR OU HO M.

TRISTAN

Et nous deux, Flot% que faisons-nous?

FLORA

Nous allonf nous raconter les deux contes de la duègne et de la guenon.

TRISTAN

Ce sera pour un autre jour. Pour le moment nous n'ayons ifa'k demander pardon de nos fautes.

DON FÉLIX

Et si le bonheur et le malheur du nom a produit ce résultat, — que le bow kmr et etiiii qui a composé cet ouvrage supplée , sire, auprès de vous, au malheur de son esprit *.

1 Cette pièce est une des nombreuses comédies de Galdcroo qui, sous le titre de Fétu (FiêMtas), furent d'abord représfeMén 4e*an* le «f. «ofttè*» a <f al a» nM «etaposé plusieurs pièces qui furent jouées pour la première fois devant Louis XIV.

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