‹ Chefs d'œuvre du théâtre espagnolChapitre 90 sur 113 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Lo palais du gouverneur ; le théâtre représente deux chambres à la fois.

Entrent NICE et CELIA.

NICE

Comment donc reviens-tu seule, Celîa?... qu'as-tu fait de ma maîtresse?... Tu ne me réponds pas! qu'as-tu donc?

CELIA

Ah! Nice, j'arrive à demi morte; sans compter que j'ai tant couru... tant couru...

NICE

Que s'est-il donc passé ?

CELIA

Tu es bien curieuse, vraiment!

NICE

Comme tu le serais toi-même si c'était moi qui eusse accompagné madame, que tu fusses demeurée, et que je revinsse toute seule.

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LiSAKD*.

Que veux-tu que je te conte, Nice? Je suis malheureuse ; c'est te dire assez que l'amour et la fortune conspirent contre moi. Mon père ce matin m'a donné à entendre à mots couverts et d'un air affligé qu'il était instruit de ma folle passion. Je n'ai pas voulu le croire. Ce soir je suis sortie; il m'a suivie, m'a trouvée, et...

CELU.

Laissez donc, madame. Comment pouvez-vous imaginer que votre père, pouvant vous retenir sous un prétexte ou sous un autre à la maison, eût préféré se mettre à votre recherche avec une troupe d'alguazils, vous surprendre ainsi en faute devant tant de monde, et rendre lui-même son injure publique?... Non, madame, cela n'est pas possible. Ma seule crainte a été qu'on vous reconnût là-bas ou avant que vous ne fussiez de retour à la maison. Â cette heure que nous y sommes je ne crains plus rien... J'ai peur seulement qu'il ne s'informe de la prisonnière qu'il a envoyée ; car je ne doute pas que, quand il vous a arrêtée, il ne vous ait prise pour une autre.

• LISARDA.

Tu es sotte, Celia; tu ne réfléchis donc pas qu'il a dit : «Je tiens à la réputation et à l'honneur de cette dame autant que si j'étais son père. C'est en sa considération que je vous ménage.» 11 m'a donc reconnue ; car ce ne sont pas là des paroles jetées au hasard. Tu réponds qu'il n'aurait pas voulu que l'on me vtt. Fort bien ; aussi a-t-il commandé qu'on me laissât me couvrir de ma mante. Ne me contredis pas ; je suis sûre qu'il m'a reconnue.

CELU.

Et que comptez-vous faire ?

LISARDA.

Me jeter à ses pieds dès qu'il arrivera, et lui avouer... lui dire que mon ennui a été cause que je suis allée me promener dans ce jardin. — Âpres tout, un père ne tue pas.

Non, madame ; mais quelquefois*.. *

Entre FLBRIDA.

FLERIDA.

Soyez la bienvenue, madame.

LISARDA.

Je viens de visiter une de mes amies. {Bas à Celia et à Nice.) Taisons-nous ; nous ne sommes pas encore assez sûres de sa discrétion ou de son habileté.

t MAL Et FIS.

SCÈSE n.

à liantes W plus nsvampteineat

j'ai m fille Fieà k tour.

avant, permettez que je tout

dans le jardin pour que le sciassent point que que j'attendais en de- Xab il ne icrail pas impossible elle; car il est facile de s'y tromqnia le visage couvert de sa amante et qui ne Jt Faî m»; nuit je n'ai pas la certitude qu'elle soit ma et attar là-ans le dire à son père sans avoir cette certir* cessait risquer de rammrltrr une date irréparable.

m cocTOLxsxm. votre prudence. Attendez un momenL Je vais l'appeser» et tous ma* mnem da fût.

Je «eux aaeau ma» je

m aocnaxBca.

Que

Va autre iaceaWnîent par rapport à moi.

La «ocnaxixa.

lequel?

faux.

$à amenant ma voyait, eue de vi ner a it que j'ai été à sa pourtant*: elle se fjUMrait de ma fidélité et me détesterait; et je ne veuA pas lire d ét e sté d une personne que je dois servir.

is «ocvnuciua.

Oieament voua assurer alors si c'est elle ou si ce n'est pas elle?

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