ACTE IV, SCENE VI. log
EL VIRE
Qaoi! n'as*<ta pas vu les larmes du roi? n'as-tu pasvucpie ses yeux attendris promettaient ta grâce?
INEZ
Quelle grâce chime'rique !.. n'espère rien. Qu'importent ses larmes^ qu'importe qu'il veuille me pardonner, s'il est envîrçnné de vils courtisans, scandale du trône, bourreaux de l'innocence, monstres féroces , altérés de mon sang, qui maîtrisent avec ruse son cœur compatissant? Elvire, ma mort est infaillible, elle ne peut pas beaucoup tarder; avant qu'elle arrive, prends ces orphelins innoce ns , conduis-les à la prison de mon époux ; remets à un triste père ses tristes enfans, et dislui qu'Inez.... Mais que fais-je?.... je veux lui percer le cœur par la fatale nouvelle de mon trépas. Anticiper sur le coup de la mort? il suffit bien qu'il expiré de douleur, quand rentrant dans cette demeure lugubre , ou il appellera en vain son épouse dont la vie sera éteinte, de tristes échos pourront seuls lui répondre, et que, rempli d'effroi, il rencontrera à chaque pas les murailles teintes d'un sang vestige déplorable de sa compagne. C'est alors , Elvire , c'est alors que je te prie de lui dire. {Elle regarde a^ec crainte autour délie.) Ah ! il me semble que j'entends leurs pas... Ce sont peut-être mes cruels bourreaux , qui , pleins de fureur, brûlant de rage, viennent se rassasier de mon sang. . . Ah ! malheureuse , les voici qui arrivent,... je ne me trompe point... Elvire, allons
dans mon appartement nous enfermer; là, je pourrai mieux te recommander ce que j'exige de toi ; oui, allons, mes enfans, je veux mourir au moins près du lit qui a e'te' jusqu'à présent tën|oin de plaisirs rapides et empoisonnés , de remords continuels, d afflictions et de larmes ^'^^
FIN DU QUATRJEMi: ACTt.