‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 131 sur 310 · ACTE IV, SCENE l · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE l

APPïUS.

Et ma ûerté encore plus.

CULODÏUS.

Je vous reconnais à ces sentimens, seigneur. Je vois avec joie que votre faiblesse est surmontée; le souverain renaît, l'amour a fui.

Non, Claudius, ne le crois point; tu te tromperais; mais l'amour est enfin devenu dans mon cœur de la rage : ce n'est plus un feu allumé par le ciel, c'est la torche des furies entre les mains de la haine, de la vengeance. Moi!.„ renoncer à mes droits sur Virginie ! pour voir- donner sa main , à qui? à mon plus cruel ennemi! moi!,„ non-seulement la victime, mais encore le témoin de la félicité dont elle le ferait jouir ! Non, non; si je n'ai plus l'espoir detre heureux, cherchons une consolation dans la ruine de son bonheur. Crois-moi, crois-en ma parole, Sicinius périra à quelque prix que ce puisse être.

claudius.

Ou dit que tout se prépare aujourd'hui pour cet hymen, et que Virgin ius jomdralamain de sa fille à celle de Sicinius aussitôt quelle quittera ce palais,

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