ACTE IV, SCÈNE VI
d'abandonner un peuple qui n'a point horreur de ses chaînes ; de t'arracher à la fureur d'un monstre ; de chercher une retraite pour mes derniers jours, où je ne rougisse point du nom de ton père. Tu te tais ! mon espoir , mon dernier vœu ne sera-t-il pas exaucé? ma fille refuse-t-elle de partager mou sort?
VIRGINIE
Elle est habituée auï dangers et ne les craint plus ; sa faiblesse et son sexe, elle oublie tout pour vous. Mais toujours fugitive , toujours errante , n'avoir jamais un asile assuré ; devenir un objet de pitié pour des peuples inconnus; voir loin de Rome s'écouler vos années , et se terminer dans le mépris les jours qui vous sont encore comptés ; lorsque vous ne serez plus, être la victime dun époux dont mon àme ne peut partager les sentimens; qui peut-être, ^'oubliant lui-même, reprochera un jour son malheur à votre fille ; voiîà, mon père, le sort que vous me préparez. Vous le voulez, soyez content, je vous suis.
VIRGlfllUS,
Tu seras heureuse , crois-en mon cœur ; tu auras rempli ton devoir, Rome t'admirera. Viens, hâtons-nous de sortir. Ton père te protège , ton père te conduit ; oserait-on arrêter tes pas ? non ; suis-moi -
VIRGINIE, donnant en t'tn tUint a ne main à »on pAr*, et iippnjinl de l'iuir»
»ur Julie
0 dieux ! ô dieux !
ig* VIRGINIE,