‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 158 sur 310 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

V1RGINIUS, VIRGINIE, JULIE qui accourt et se jette en pleurant dans les bras de Virginie. Un Licteur, Gardes. ,

TIHGlNllJS,iiilû*nr>

Eh bien!

LE LICTEUR

C est avec douleur que je viens t apporter une nouvelle dont me charge un devoir déteste'. Virginie....

VIRGittIUS.

Eh bien !

LE LICTEUR

Est condamnée.

ar4 VIRGINIE,

VIAGINI0S.

Par Àppius ?

LE LICTEUR

Non, par Servius. Appius n'a point paru. Son cruel ami a porte la parole, pressé le jugement et consommé le crime,

VIBGINIUS.

Et le peuple ?

LE LICTEUR

Frémit et se tait.

VIRGINIE

Rome!... 0 Rome!

VIRGlTïIUS.

Et tu es envoyé pour exécuter cet arrêt? C'est aux mains de Claudius que tu dois la conduire ?

LE LICTEUR

Tel est mon devoir.

VIRGmiUS.

Attends.... Tu seras le témoin de nos adieux- (Il conduit Virginie sur le devant de la scène, et s'écrie d'une voijc terrible:) Virginie! un tyran te dispute le sang dont tu sors : Prouve... il le faut maintenant... prouve la naissance et ton courage; et va, avec toute ta vertu et ton innocence, retrouver tes aïeux*

f 11 Ji poignarde.) VIRGINIE, Bfj tomfctm*

Mon père !

Lealiclftur» et | et yDlduU l- muigueat leai cuniteririlMMi*)

Page 1