‹ Chefs-d'œuvre du théâtre suédoisChapitre 35 sur 310 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ASMUN, THILDA, soutenue par HILDUR et suivie de deux autres femmes qui se retirent vers le fond»

ASMUN, allant au-devant de sa fille, arec tendresse et surprise.

C'est ma fille, c'est elle-même qui vient me trouver, et sort....

THILDA.

Du tombeau qui a caché pendant trois ans aux regards des mortels, et ses larmes, et son malheur. ( Apres un moment de silence. ) Mon attente n'a donc point été trompée pai* le sort ennemi qui me poursuit! il venge votre sang, il venge Asmun, et Thilda reprend ses droits à la lumière. Pompée! c'est donc lui qui vous prête son secours pour punir un tyran ennemi du repos de votre vieillesse, et des jours de votre fille ! je sais quel est le prix qu'il met à ce secours; je sais qu'il demande la main de Thilda. Votre fille n'est point parjure, elle ne promet pas à Pompée un cœur qu'elle n'a pu donner qu'une fois ; mais qu'il venge , qu'il venge les droits de ce cœur froissé, et ma main est à lui.

ASMUN, avec bont^

Ma fille...

THILDA.

Croyez, mon père, que ce n est point sans douleur queje m'immole. 0 dieux ! mon cœur ne devraitil pas se briser en promettant une main qui fut des-

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