DB LA PURIFICATION
laquelle, en formaiit vos premières inclinations, et pour ainsi dire vos premières paroles, fut sur le point de recueillir vos derniers soupirs; confiant le sacré dépôt de votre personne au pieux prince * qui vous inspire des sentiments dignes de votre sang; à l'illustre maréchal' qui a reçu comme une vertu héréditaire la science d'élever les rois, et qui, devenu un des premiers sujets de l'État, vous apprendra à devenir le plus grand roi de votre siècle; au prélat fidèle' qui, après avoir gouverné sagement l'Église, lui formera en vous son plus zélé protecteur; enfin à toute la nation, dont vous êtes en même temps et le précieux pupille et le père.
Puissiez-vous, Sire, n'efibcer jamais de votre souvenir les maximes de sagesse que ce grand prince vous laissa dans ses derniers moments, comme un héritage plus précieux que sa couronne !
Il vous exhorta à soulager vos peuple^; soyez-en le père, et vous en serez doublement le maître.
n vous inspira l'horreur de la guerre, et vous exhorta de ne pas suivre là-dessus son exemple : soyez un prince pacifique; les conquêtes les plus glorieuses sont celles qui nous gagnent les cœurs.
n vous avertit de craindre le Seigneur : marchez devant lui dans l'innocence; vous ne régnerer heureusement qu'autant que vous régnerez saintement^.
Sire, que les dernières paroles de ce grand roi, de ce patriarche de votre famille royale, soient, comme celles du patriarche Jacob mourant, les prédictions de ce qui doit arriver un jour à sa race ! et puissent ses dernières instructions devenir la prophétie de votre règne ! Ainsi soit-il.
I. Le doc da Haine. — 8. Le maréchal de VUleroi. — 3. L'mdeii érèqne deFréjns.
4. LooîB XY a tonjonrs conservé , écrites an cbetet de son lit, les paroles remarquables qae Louis XIY Ini dit , en le tenant snr son lit entre ses bras : ces paroles ne sont point telles qa*ellea sont rapportées dans tontes les histoires. Les Toici fidèlement copiées s
« VoDS allez bientôt être roi d*un grand royaume. Ce que je tous recommande pins fortement « est de n*oQblier Jamais les obligations que tous atex à Dieo. Sontenei-tons que tous lui deTei t tout ee que tous êtes. Tâches de conserver la paix aToo tob TOisins. Tai trop aimé la gnerre;
• ne m^imites pas en cela, non plus que dans les trop grandes dépenses que j*ai faites. Frênes
• conseil en tontes choees, et chercbei i connaître le meilleur, pour le suivre toujours. Soulagea
« vos peuples le plus tôt que tous poorres, et faites ce qne j*ai en le mahenr de ne ponvoir faite
«moi-mèaie.»
( VoLTAiU) SUclê de LoMM X!V, eb. zzTm.)