ENVERS LE PEUPLE
Cum tublêvattet 9rgo oeuUu Jetu$, et iniûiel quia mullitudo muuciwui venil ad emi..
JésQS ayani levé les yeux, et voyant qne gnnde foule de peuple qui yenût à loi...
JBAN, ¥Iy 5.
SiRE,
Ce n*est pas la toute-puissance de Jésus-Christ, et la merreille des pains multipliés par sa seule parole, qui doit aujourd'hui nous toucher et nous surprendre. Celui par qui tout était fait pouvait tout sans doute sur des créatures qui sont son ouvrage ; et ce qui frappe le plus les sens dans ce prodige n'est pas ce que je choisis aujourd'hui pour nous consoler et nous instruire.
C'est son humanité envers les peuples. Il voit une multitude errante et affamée au pied de la montagne, et ses entrailles se troublent, et sa pitié se réveille, et il ne peut refuser aux besoins de ces infortunés non-seulement son secours, mais encore sa compassion et sa tendresse : vidit turbam tnultam , et misertusest eis*.
Partout il laisse échapper des traits d'humanité pour les peuples. A la vue des malheurs qui menacent Jérusalem, il soulage sa douleur par sa pitié et par ses larmes.
Quand deux disciples veulent faire descendre le feu du ciel sur une ville de Samarie, son humanité s'intéresse pour ce peuple contre leur zèle, et il leur reproche d'ignorer encore