ACTE II, SCÈNE I
Et me tend une main prompte à me soulager :
Triste effet des fureurs dont je suis tourmentée,
Je n’aecepte la main qu’elle m’a présentée
Que pour m’armer contre elle, et sans me découvrir,
Traverser son bonheur que je ne puis souffrir.
DORIS
Et que pourrait contre elle une impuissante haine? Ne valait-il pas mieux, renfermée à Mycène,
Eviter les tourments que vous venez chercher,
Et combattre des feux contraints de se cacher?
ÉRIPHILE
Je îe voulais, Doris. Mais, quelque triste image Que sa gloire à mes yeux montrât sur ce rivage,
Au sort qui me traînait il fallut consentir :
Une secrète voix m’ordonna de partir,
Me dit qu’offrant ici ma présence importune, Peut-être j’y pourrais porter mon infortune;
Que peut-être, approchant ces amants trop heureux. Quelqu’un de mes malheurs se répandrait sur eux. Voilà ce qui m’amène, et non i’impatience D'apprendre à qui je dois une triste naissance;
Ou plutôt leur hymen me servira de loi :
S’il s’achève, il suffit, tout est fini pour moi;
Je périrai, Doris; et, par une mort prompte,
Dans la nuit du tombeau j’enfermerai ma honte, Sans chercher des parents si longtemps ignorés,
Et que ma folle amour a trop déshonorés.
DORÏS.
Qus je vous plains, madame 1 et que k tyrannisas
ÉRIPHILE
l’a vois Agameumon avec I;higénia.
IPHIGÉNIE EN AULIDB