MITHRIDATE, MONIME , XIPHARÈS
MITHRIDATE
Venez, mon fils; venez, votre père est trahi.
Un fils audacieux insulte à ma ruine,
Traverse mes desseins, m’outrage, m’assassine,
Aime la reine enfin, lui plaît, et me ravit Un cœur que son devoir à moi seul asservit.
Heureux pourtant, heureux, que dans cette disgrâce Je ne puisse accuser que la main de Pharnace;
Qu’une mère infidèle, un fils audacieux,
Vous présentent en vain leur exemple odieux !
Oui, mon fils, c’est vous seul sur qui je me repose, Vous seul qu’aux grands desseins que mon cœur se propos® J’ai choisi dès longtemps pour digne compagnon, L’héritier de mon sceptre, et surtout de mon uoci.