ACTE III, SCÈNE III
Pas une étoile fixe, et tant d’astres errants;
Quand je vois les Césars, quand je vois leur fortune; Quand je vois le soleil, et quand je vois la lune;
Babyloniens
Quand je vois les Etats des Babiboniens
Persans Macédoniens
Transférés des Serpents aux Nacédonicns;
Romains despotique
Quand je vois les Lorrains, de l’état dépotique, démocratique
Passer au démocrite, et puis au monarchique;
Quand je vois le Japon...
l’intimé.
Quand aura-t-il tout vu ?
PETIT-JEAN
Oh? pourquoi celui-là m’a-t-il interrompu?
Je ne dirai plus rien.
DANDIN
Avocat incommode,
Que ne lui laissiez-vous finir sa période?
Je suais sang et eau, pour voir si du Japon Il viendrait à bon port au fait de son chapon ;
Et vous l’interrompez par un discours frivole.
Parlez donc, avocat.
PETIT-JEAN
J’ai perdu la parole.
370 LES PLAIDEURS
LÉ ANDRE
Achève, Petit-Jean ; c’est fort bien débuté.
Mais que font là tes bras pendants à ton côté?
Te voilà sur tes pieds droit comme une statue. Dégourdis-toi. Courage; allons, qu’on s’évertue.
petit-jean, remuant ses bras.
Quand... je vois... Quand je vois...
LÉ ANDRE
Dis donc ce que tu vois, PETIT-JEAN.
©b ! dame! on ne court pas deux lièvres à la fois.
LE SOUFFLEUR
Oa lit...
PETIT-JEAN
On lit...
LE SOUFFLEUR
Dans la...
PETIT-JEAN
Dans la...
LE SOUFFLEUR
Métamorphose..