SCÈNE VIL
l). ALPHONSE, LÉONORE, MARC- ANTOINE , RODRIGLE, JEAN VINCENT, MARINE.
Madame, don Japhet, mon seigneur et mon maître. Vous mande que demain vous le verrez paroître. Auprès du commandeur, je voudrois bien savoir Ce qu'il peut espérer de l'honneur do vous voir; Avec juste raison pour lui je m'intéresse, .Souhaitant plus que lui de vous voir ma maîtresse; Mais avec la fortune un esprit peut changer.
l5o DOxN JAPHET D'ARMÉNIE.
LÉO Non E.
La chos(î vaut assez la peine d'y sonj^fer. Dites-lui cepeiuiant qu'il aime et qu'il espère; Qu'il peut se montrer tel qu'il plairoit à mon père. Et s'il tlai{{na m'aiiner tout pauvre que j'étois, Qu'un pareil sentiment peut lui donner mon choix , Pourvu qu'il soit constant et qu'il soit véritable.
D. ALPHONSE
Madame, il sera tout, si votre œil favorable. Par le moindre regard nous permet d'espérer. Oui, madame , on peut être en état d'asjùrer A quelque haut degré que le ciel vous envoie , Pourvu qu'un peu d'espoir ressuscite ma joie.
lÉonor E.
Adieu, nous nous verrons avec le grand Japhet.
( Alphonse et Marc- Antoine se retirent au fond du théâtre. )
Cet homme pour un fou paroît assez bien fait ; Mais son galimatias donne assez a connoître Qu'il a l'esprit malade aussi bien que son maître.
léonoh k.
Il parle quelquefois intelligiblement.