SCÈNE V[ll
LÉONOIIE, MAUJXK.
Dieu sait si l'écolier sera de la visite.
LÉONOUK.
J'en ai {jranrl'peur, Marine; et d'un autre côte, Du désir de le voir mon esprit est tente. Je n'avois contre moi que ma basse naissance , Et je ci'ains aujourd'hui d un père la puissance. Qui, sans avoir égard au choix que j aurai fait. Peut-être a fait di-ja sur moi quelque projet , Et m'aura destiné quelque mari funeste.
Qui n'aura que du bien, et n'aura pas le reste. Je suis digne d'Alphonse, il est digne de moi; Mais, quand on a son père, on ne peut rien de soi, Et j'aurois beau l'aimer, et m'en voir adorée , Qu'un tel bien, sans mon père, auroit peu de dun-e
MARINE
Si vous aviez l'esprit un peu plus résolu...
Pourrois-je m'exempter d'un pouvoir absolu, De qui dépend ma bonne ou mauvaise fortune?...
( On fait du hniit derrière le théâtre. ) Mais voici de ce fou l'arrivée importune.
ACTi: m. SCKNK IX. I •)<)