D. A LP FI ON SE
Il n'y fut donc jamais?
MARC-ANTOIN K.
Votre mère, peut-être...
Ma mère avec son fils a toujours tait le maître; ■Mais est-elle arrivée?
MA nC-A NI oi N E.
Et votre sœur aussi.
Hélas! <jue mon beau temps s'est bientôt obscurci! Es-tu bien assuré que c'est elle?
V ARC-AN roi N E.
l'.lle-méme.
DON JAPHET DARMÉNIK 179
D. ALPHONSE
F.t qiie Ferai-je donc eu ce malheur extrême?
MA r. C-A> TOI.N K.
\ dus [Hjurre/ t'sperer.
D. ALPHONSE
Je suis désespère, F.t la terre et les cieiix ont mou trépas juré.
MA RC-A XTOIN E.
Pour moi , j'éprouverois la bonté de ma mère.
D. ALPHONSE
N'ayant pas épousé la fille de sou frère. Elle m'ayaut prié de le faire instamment, Et moi l'avant prorais si solennellement; Alors qu elle verra que j ai fait le c(»ntraire, Que pourrai-je lui dire? et qu aura-t-elle a faire? Me voudra-t-elle ouïr? Tu connois son lumieur. Et de sou esprit fier la sévère ri{jueur. .le n'y vois nul remède : il faut que je m'absente; Car irois-je ajouter au mal qui la tourmente La rage de me voir en ces lieux déguisé, Au lieu d'être à Séville , à sa nièce épousé? Mais quitterois-je aussi la belle Léonore , Vn auge a qui je plais, un auge (jue j'adore. Qui m'a donné son cœur en échange du mien? Helas ! j'ai tout à craindre , et je n'espère rien.
Pour moi, je lui dirois ingénument la chose.
.l'y suis tout résolu : tantôt , pourvu qu'elle ose Paroître en son balcon , comme elle m'a promis.
i8o DON JAPHET DARMÉMF.
l'.Ile saura l'état où le iiiallieur m'a mis.
M AHC-ANTOI NE.
\'(jici venir quelqu'un.