ACTE IV, SCÈNE il. »8i
Je \ it'iis \ ous amioncer un sujet de tristesse :
Leonore ne peut accomplir sa promesse.
.laphet à sa fenêtre en conversation
Doit passer cette nuit par assijjnation;
De l'ordre de son oncle on ne s'est pu déFendrc
Voilà ce (pie je viens de sa part vous apjtrendrc.
D. ALPHONSE
Il ne me restoit plus qu'un fou me vînt priver Du bonheur le plus ^rand qui pouvoit m'arriver. Quoi! les plaisirs d un fou me coûteront des larmes? Et j'en perds l'entretien d'un objet jilein de charmvs ! F,t que veut-elle faire a\ec ce maître fou ?
MARI N E
8on oncle le voulant <je ne vois pas par où Elle peut s'exempter des choses qu'il désire.
U. ALPHONSE
Un accident fâcheux, que je lui voidois dire, Se pouvoit e\ iter sans ce prince des f(»us. Je veux ici l'attendre et le rouer de coups l'our avoir ma raison du mal qu'il me procure : L'exploit m'en est facile en une nuit obscure. Retire-toi, Marine, ou bien demeure ici, Pour voir transir de peur un fou d'amour transi.
MAI'. IN E, en s'en allutt.
Léonore m attend. Foin! ma bougie est morte; Je pourrois bien heurter mon nez a quelqite porte. J'este soit de l'.imour !
( Elle sort. )
i8?. DON JAPHET D'ARMÉNIE.