U. AI- VA RE
L'alezan est fougueux.
D. J APH i:t.
Il ne me plaît donc pas.
D. ALVARE
Il ne vous faudroit donc qu'un hon cheval de pas.
D. J A PHET.
Fort bien; et qui j»ourtant donnât quelques courbettes. Je hais fort les chevaux qui portent des bossettes : J'en voudrois un qui fût entre triste et gaillard, Qui tînt fort de la mule, et fort peu du bayard.
D. ALVARE
J'en chercherai quelqu'un doux comme une litière.
D. JAPHET
T'Mou dessein entre nous menace de la bière ; Ne puis-je j)as |)orter quelque bonne anue à teu , Afin de mieux tirer mon épingle du jeu?
202 DON JAPHKT D'ARMÉNIE.
D. ALVAIIE.
Ce seroit un coup sur; mais ce n'est pas la mode.
D. J A l'HET.
Quoi! l'usage prévaut? O sottise incommode!
Kii chose où le péril paroît de tous côtés.
On peut fort bien passer sur les formalités.
Kt si (piclque taureau vient à nmi comme un foudre.
Puisqu'un vilain taureau peut un homme découdre,
Ne peut-on pas alors se tirer à quartier?
U. ALVARE
Ce seroit l'action d'un lâche cavalier.
D. JAPHET
Ce seroit l'action d'un cavalier bien sajje.
D. ALVARE
Laissez votre sagesse, et montrez du courage.
n. JAPHET.
Je n'en montre que trop, et l'arme que j'aurai, Que sera-ce?
D. ALVARE
Une lance au bois (leinl et di ré.
U. JAPH ET.
Je \eux entrer en lice avec la hallebarde.
D. ALVARE
Hallebarde contre un taureau! Dieu vous en garde !
n. .1 A PU ET.
tt qu en pourroit-oii dire?
On s'en morpieroil fort.
I). ,1 .\ l'ii i: I .
s'en moquera-t-on menus, quand on me \erra uiort? /