RODRIGUE
D. JAPHET, armé de toutes pièces , une lance à la main.
Où se cachera-t-il, ce commandeur maudit, Qui dans lui même jour a son dit et dédit? Ah ! te voilà , vieux fou ! sans honneur, sans parole , Maître de valets fous, oucle de nièce folle !... Et tu ris, grand vilain! et tu m'as maltraité! Et tes valets ont pris la même liberté ! Cependant qu'au péril de cent mille cornades , Je coudiats des taureaux à j^rands coups de lançades , Tu me ravis ta nièce, ijjjnorant, aifronteur, Eu faveur d'un valet qui n'est qu'un imposteur ! Elle auroit succédé, dans ma couche honorable , A ma chère Azatéque , une reine adorable , , Et, traître ! tu la fais femme d'un écrivain, D'un {jrand faquin qui vit du travail de sa main. Dis, fourbe, le plus ^r.iud qui suit dans l;i Castille, Est-ce pour tes beaux yeux qu'on s'expose en soudrille? Ne couiples-tu pour rien d'élre veim il'Orjjas? Et suis-je un liomuic à i)erdre et mon temps et mes pas? Si je n'étois chrétien... ( Mais le christianisme Me défend d'entreprendre un san;jlant cataclisuie) ; si je n'ijtois chrétien , commandeur effronté.