I-E PRINCE, has
Dieux! avec quel effort et quelle peine extrême Je consens ce départ qui m'arrache à moi-même ! ¥A qu'un rude combat m'affranchit de sa loi ! Duc, j'allois pour vous voir, et de la part du roi.
LE DUC
Quelque loi qu'il m impose , elle nie sera chère.
LE PRINCE
Vous savez s'il vous aime et s'il vous considère : H vous fait droit aussi quand il vous agrandit ,
lyG VENCESLAS.
Et sur votre vertu fonde votre crédit.
Cette même vertu, condamnant mon caprice ,
Veut qu'en votre faveur je souffre sa justice ,
Et le laisse acquitter à vos derniers exploits,
Du prix que sa parole a mis à votre choix.
Usez donc pour ce choix du pouvoir quil vous tlonne;
Venez choisir des fers, qui sont votre couroinu-;
Déclarez-lui l'ubjet que vous considérez.
Je ue vous défends plus l'heur où vous aspirez,
Et de votre valeur verrai la récompense,
Comme s:ins intérêt, aussi sans répugnance.
LE DU c.
Mon espoir avoué , par ma témérité ,
Du succès de mes vœux autrefois m'a flatté;
Mais depuis mon malheur d'être en votre disgrâce,
Un visible mépris a détruit cette audace;
Et qui se voit des yeux le coimnerce interdit
Est bien vai] , s'il espère et vante son crédit.
, LE PRINCE
Loin de vous desservir et vous être contraire, Je vais de votre hymen solliciter mon père; J'ai déjà sa parole , et , s'il en est besoin , Près de cette beauté vous offre encor mon soin.
LE D r c En vain je l'obtiendrai de son pouvoir suprême , Si je ne puis encor l'obtenir d'elle-même.
LE nu iN c E.
Je crois que les moyens vous en seront aisés.
Vos soins en ma f.ivcur les ont mal disposés.