ALPHONSE, LÉONORE, MARINE, MARC- ANTOINE
D. ALPHONSE
Léonore, il est temps que j ajijirenne mon sort,
Et que vous me donuiez ou la \ ie , ou la mort.
Je vous ai déclaré que pour vous je soupire;
Vous ne me dites rien, quand j'ose vous le dire.
Ce silence à mon feu ne promet rien de bon ,
Et quand vous m'aimeriez, je puis croire que non.
Je sais que la beauté, quand elle est peu commune,
Peut soumettre à ses pieds la plus haute iortum*;
Et quand bien je serois riche et de qualité.
Que mon amour seroit une témérité.
Je ne vous dis donc point que le bien de mon père
Me pourroit élever au bonheur que j'espère :
Si par-là seulement on vous peut espérer,
Les grands rois seulement peuvent vou:? adorer.
Mon amour veut tenir le vôtre de soi-même :
Je crois vous dire assez, disant que je vous aime;
Et , par le simple aveu de mon affection ,
Que je mérite assez votre compassion.
Donnez-moi ilonc la mort, o • bien de l'espérance.
LÉONOR E
Consultez là-dessus votre persévérance; C'est de là seulement, je le dis tout de bon. Que vous pourrez savoir si je vous aime ou non.
kH 1H)X JAI'UET D'AllMÉNIK,
Mais le temps seulement me le fera counoître.
U. ALPHONSE
:1e puis (loue espérer?