‹ Chefs-d'œuvres de P. CorneilleChapitre 110 sur 201 · CLÉOPATRE, ANTIOCHUS, LAONICE · texte numérisé non relu

CLÉOPATRE, ANTIOCHUS, LAONICE

CLioPATRZ.

Hé bien ! Antiochus, vous dois-je la couronne ?

AVTIOCHUS.

Madame, vous savez si le ciel ne la donne.

Vous savez mieux que moi si vous la méritez.

AITTXOCBUS.

Je sais que je péris si vous ne m'éooutez.

clAopatrk.

Un peu trop lent peut-être à servir ma colère, Tous vous êtes laissé prévenir par un frère : Il a su me venger quand vous délibériez.

Et je dois à son bras ce que vous espériez.

Je vous en plains, mon fils, ce malheur est extrême; Cest périr en effet que perdre un diadème.

Je n'y sais qu'un remède, encore est-il ttcheux. Étonnant, incertain , et triste pour tous deux ; Je périrai moi-même avant que de le dire :

Mais enfin on perd tout quand on perd un empire.

▲ VTIOCBUS.

Le remède à nos maux est tout en votre main , Et n*a rien de fâcheux , d*étonnant, d'incertain : Totre seule colère a fait notre infortune.

Nous perdons tout, madame, en perdant Rodoguoe: Nous Tadorons tous deux ; jugez en quels tourments Nous jette la rigueur de vos commandements.

L'aveu de eet amour sans doute vous offeue :

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