‹ Chefs-d'œuvres de P. CorneilleChapitre 119 sur 201 · CI.EOPA.TaS · texte numérisé non relu

CI.EOPA.TaS

Comme reine, à mon choix, je fais justice ou grâce; Et je m'étonne fort d*où vous vient cette audace, D'où vient qu'un fils, vers moi noirci de trahison , Ose de mes faveurs me demander raison.

SÉI.EVCVS.

Tous pardonnerez donc ces chaleurs indiscrètes : Je ne suis point jaloux du bien que vous lui faites^ Et je vois quel amour vous avez pour tous deux , Pins que vous ne pensez, et plus que je ne veux. Le respect me défend d'en dire davantage :

Je n'ai ni faute d'yeux, ni faute de courage. Madame; mais enfin n'espérez voir en moi Qu'amitié pour mon frère, et z^e pour mon roi. Adieu.

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