‹ Chefs-d'œuvres de P. CorneilleChapitre 35 sur 201 · ACTE III, SCENE III. 5i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III. 5i

CÉSAR

Comme a-t-elle reçu les offres de ma flamme ?

AVTOIirS.

Comme n*osant la croire, et la croyant dans Tame : Par un refus modeste et fait pour inviter, Elle s'en dit indigne, et la croit mériter.

risAR.

En pourrai-je être aimé?

AHTOIirE.

Douter qu'elle vous aime, Elle qui de vous seul attend son diadème , Qui n'espère qu'en vous! douter de ses ardeurs, Vous qui pouvez la mettre au faite des grandeurs! Que votre amour sans crainte à son amour prétende; Au vainqueur de Pompée il faut que tout se rende; Et vous réprouverez. Elle craint toutefois L'ordinaire mépris que Rome fait des rois ; Et sur-tout elle craint lamour de Calpumie :

Mais, Tune et Tautre crainte à votre aspect bannie , Tous ferez succéder un espoir assez doux , Lorsque vous daignerez lui dire un mot pour vous.

CÉSAR

Allons donc Taffrancbir de ces frivoles craintes , Lui montrer de mou cœur les seii&ibles atteintes; Allons, ne tardons plus.

5a POMPÉE.

ANTOIHE.

Avant que de la voir, Sachez que Cornélie est en votre pouvoir.

Septime vous Tamène, orgueilleux de son crime. Et pense auprès de vous se mettre en haute estime: Dès qu'ils ont abordé , vos chefs, par vous instruits, Sans leur rien témoigner, les ont ici ctmduits.

CÉSAR

Qu elle entre. Ah! l'importune et fâcheuse nouvelle! Qu'à mon impatience elle semble cruelle !

O ciel! el ne pourrai-je enfin à mou amour Donner en liberté ce qui reste du jour?

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