‹ Chefs-d'œuvres de P. CorneilleChapitre 41 sur 201 · ACTE IV, SCÈNE I. (>i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I. (>i

Enivré des douceurs de Tamour et du vin.

Tout le peuple est pour nous; tantôt à son entrée J'ai remarqué Thorrenr que ce peuple a montrée. Lorsqu'à vec tant de faste il a vu ses faisceaux Marcher arrogamment et braver nos drapeaux ; Au spectacle insolent de ce pompeux outrage Ses farouches regards étinceloient de rage :

Je voyois sa fureur à peine se dompter; Et , pour peu qu'on le pousse , il est prêt d'éclater. Mais sur-tout les Romains que commaudoit Septime» Pressés de la terreur que sa mort leur impriîne, Ne cherchent qu'à venger, par un coup généreux, Le mépris qu'eu leur chef ce superbe a fait d'eux.

rTOI.OM££.

Mais qui pouiTa de nous approcher sa personne , Si , durant le festin, sa garde l'envii'oune?

PHOTIir.

Les gens de Comélie, entre qui vos Romains Ont déjà reconnu des frères, des germains.

Dont l'àpre déplaisir leur a laissé paroitre Une soif d'immoler leur tyran à leur maître:

Ik ont donné parole, et peuvent, mieux que nous , Dans les flancs de César porter les premiers coups. Son Ë3IUX art de clémence, ou plutôt sa folie , Qui pense gagner Rome en flattant Cornélie ,

6a POMPÉE.

Leur donnera sans doute un assez libre accès Pour de ce grand dessein assurer le suct^ès.

Mais voici Cléopatre : agissez avec feinte, Seigneur, et ne montrez que foiblesse et que crainte : Nous allons vous quitter, comme objets odieux Dont Taspect importun oOenseroit ses yeux.

PTOLOMÉE

Allez ; je vous rejoins.

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