I.AONXCS
Madame , au nom des dieux , veuillez m'en dispenser ; C'est assez que pour vous je lui sois infidèle , Sans m^engager encore à des conseils contre elle. Oronte est avec vous , qui , comme ambassadeur, Devoit de cet hymen honorer la splendeur; Comme c'est en ses mains que le roi votre frère A déposé le soin d'une tête si chère , Je vous laisse avec lui pour en délibérer.
Quoi que vous résolviez, laissez-moi Tignorer. Au reste assurez-vous de l'amour des deux princes ; Plutôt que de vous perdre ils perdront leurs provinces: Mais je ne réponds pas que ce cœur inhumain Ne veuille à leur refus s'armer d'une autre main.
Je vous parle en tremblant; si j'étois ici vue. Votre péri] croitroit , et je serois perdue.
Fuyez, grande princesse, et souffrez cet adieu.
RODOCUITK.
Va , je reconnoîtrai ce service en son lieu.