‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 142 sur 377 · ACTE IV, SCÈTfE Vil · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈTfE Vil

fTespère pas pourtant triompher de ma baine : Pour régner sur deux eoBurs tu n'es pas enoor reine. Je sais bien qn^en F état où tous deux je les voi Il me les faut percer pour aller jus(|u'à toi : Hais n'importe ; mes mains sur le père enhardies Pour un bras refusé sauront prendre deux vies ; Leurs jours également sont pour mot dangereux : J'ai commencé par lui, j'achèverai par eux^

Sors de mon cœur, nature, on fais qu'ils m'obéissent : Fais-les servir ma haine, ou consens qu'ils périssent. Mais déjà l'un a vu que Je les veu% punir. Souvent qui tarde trop se laisse prévenir. Allons chercher le temps d'immoler nos victimes, Et de me rendre heureuse à force de grands crimes.

deux, est recherchée. J'ai ti^a reniArqué (|ne fantKhète est trop flunilière à la poésie frinçoice : ce pourrait bien être !« fktfte d« la langue, «lui n'a point le nombre «t I1iarnu)]iit de la latine et de la^iseoque ; r*cst encore pIu8>note<e fawte : nous ne travnilloaa pas aises moa veis, nous n'avons pas assez d'attention au choix des paroles, neas ne lttt>tons pas assez co»tre les difficultés. (Y.)

1 Je ne sais si on sera de mon sentiment, mais je ne vois aucune nécessité pressante qui puisse forcer Cléopâtre à se débarrasser de ses deux enfants. Antiochus est doux et soumis : Sélencus ne l'a point menacée. J'avoue que son atrocité me révolte ; et, quelque méchant qae soit le genre humain, je ne crois paa qu7une telle résointioa loit (Uns la nature. Si ses deux enfanta avaient comploté de la fiuce .«»fermer, comme ils le devaient, peut-être la fiireur pouvait rendie Clée* pâtre un peu excusable ; mais une femme qui de sang-froid se résout à i^sâassiner un de ses âl s et à empoisonner l'autre, n'est pour moi qu'un monstre qui me dégoûte ; eela est plus atmce que tragique; il faut toujours, k mon avis, qu'un grand crime ait quelque chose d'excusable.

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