LÉONTINE, EUDOXE
LÉONTINE
Tout me confond, tout me devient contraire. Je ne fais rien du tout, quand je pense tout faire; Et lorsque le hasard me flatte avec excès,
1 On reprend la couronne, l'empire, mais non pas l'État; ttV issue f^onne est trop prosaïque. (V.)
* Voyez comme ce mot foute gâte le vers, parcequll est superflu.
' Il semble, par la phrase, que c'est d'un bras ennemi victorieux du bras de Fhocas, qu'il vengera ses parents ; et l'auteur entend que le bras victorieux de Martlan, cm Héraclius, les vengera. (V.)
^ Cela n'est pas français ; et d'ailleurs les grands mouvements, nécessaires au théâtre, manquent à cette scène. (V.)
S Martian n'a joué dans cette scène qu'un rôle froid et avilissant. Léontine se moque de lui. Il n'agit point, il ne fait rioi, il n'aime point. il n'a aucun dessein, aucun mouvement tragique ; il n'est là que pour être trompé. (V.)
274 HÉRACUUS.
Tout mon dessein avorte va milieu da SBceès : Il semble qu'un dénon faoeste à sa conduite Des beaux oommcaiawfients empoîsoftne hi suite K Ce billet, dont je voifi Martiaa abusé, Fait plus en ma faveur qm Je n^aorois osé; Il arme puissanuient le fils contre le père : llais^ comme il a lené le bras en qui j*espère >, Sur le>oiBt de frapper je vois avec regret Que la nature y forme un obstacle secret. La vérité le trompe, et ne peut le séduire ; Il sauve en reculant ce qu^iJ croit mieux détruire; Il doute; et, du côté que je le vois pencher, Il va presser l'inceste au lieu de Tempôcber.
EUnOXB.
Madame, pour le moins vous avez connoissanc» De l'auteur de ce bruit, et de mon innocence^; Mais je m'étonne fort de voir à l^abandon Du prince Héraclius les droits avec le nom. Ce billet, confirmé par votre témoignage, Pour monter dans le trône est un grand avantage. Si Martian le peut sous ce titre occuper. Pensez-vous qu'il se laisse aisément détromper. Et qu'au premier moment qu'il vous verra dédire, Aux mains de son vrai maître il remette l'empire?
LÉONTINE
Vous êtes curieuse, et voulez trop savoir *. N'ai-je pas déjà dit que f y saurai pourvoir * t
1 Léontine n'est pas plus claire dans la construction de ses phrases que dans ses iùirigvgËS; /nneste à am conduiiêj c'est la conduite du dessein^ et cela n'est pas français. (V.)
t SoÎTant l'ordre du discours, c'est ce billet qui a levé ce bras en qui elle espère. On ne peut trop prendre garde à écrire clairement ; tout ce q«i met dans l'esprit la moindre cooftisios doit être proscrit. (T.)
& Eudoxs ne songe qu'à faire voir à sa mère qn'eÛe n'a point parlé ; elle a été inutile dans toutes ces scènes. Elle f&it aussi des raisonnements, au Heu d*toe effirayée, comme elle doit Têtre, du sort q^ menace le véritable HéracHus, qu^elteaime. (T.)
* Ce ters est intolérable. Léentine parle tottjours à sa fiHe comme une wHirrIce de contf die : tout cela fait que, dans ees premiers actes, il o'jT a ni pitié ni terreur. (Y.)
s Le malheur est qu'en effet elle ne pourvoit à rie» : on s'attend