NICOMÈDE, LAODICE, FLAMINIUS
KKOlléMI^
Ou Rome à ses a^rents donoe uo pouvoir hmk large. Ou vous êtes bieu long à Sain; votre charge >.
FI*A1IIN1US.
Je sais quel est mou ordre ; et^ si j'en sors ou ooik» C'est à d'autres (|M'à vous iiue j'eu rendrai caiâoo.
HKCMIÈDE.
Allez-y donc, de grâce, et luissev à ma flamme Le I)ODheur à son tour d'entretenir madame > : Vous avez dans ce cœur £iit de si grands progrès. Et vos discours pour elle ont de si g^nds aMraits, <}uo sans de gnind<» efforts je n'y pourrai détruire Ce que votre baEaogue y vouioit introduire.
FLAWNIUS.
Les malheurs où la plonge une HUjUgne amitié Me fuisoîeut lui, donner un coa^eil par pi^.^.
NlGOMÈDfi.
Lui donner de la sorte un conseil charitable» Cest être ambassadeur et tendre et pitQyabte^.
i Ces deux vers, qiM leat ridicule a randus Camoux, ont éVi auui corrigés par les comédiens. Ce n'est plus ici une ironie qui peut quclquefois être ennoblie : c'est une plaisanterie basse, absolmnent indigne de la tragédie et de la comédie. (V.)
s ........ Laisiez i ma (lâmme
"Le bonheur à son loar d'entretenir madame,
«8t du comique le plus négligé. (V.)
> Flaminius, qui se doivM pour un ambaaaadeiir prudent, ne doit pas dire qu'un bomm^ tel que Nionnède n'est pas digne de l'amitié de Lao/dice. Il n'.a certaiiteioent aucune espérance de brouiller ces deux amants ; par conséquent sa scène avec Laodioe étuU inutile, et il ni^ reste ici avec NicomM.e que pour est recevoit den-nasaides. Q^el amr bMMdeur! (Y.)
« Le moi pUo^fibie signifiait alon enmpatisaaiit, ansâ bien q«e
59(> NICOMEDE
Vous a-t-il conseille beaucoup de lâchetés % Madame ?
FLAMINIUS
Ah ! c*eD est trop : et vous vous emportez.
NICOMÈDE
Je m'emporte?
FLAMINIUS
Sachez qu'il n'est point de contrée Où d'un ambassadeur la dignité sacrée...
NICOMÈDE
Ne nous vantez plus (ant son rang et sa splendeur : Qui fait le conseiller n'est plus ambassadeur; II excède sa charge^ et lui-même y renonce. Mais dites-moi, madame, a-t-il eu sa réponse ?
LAODICE
Oui, seigneur.
NICOMÈDE
Sachez donc que je ne vous prends plus Que pour l'agent d'Attale, et pour Flaminius; Et, si vous me fâchiez, j'ajouterois peut-être Que pour l'empoisonneur d'Annibal, de mo|i maître. Voilà tmis les honneurs que vous aurez die moi : S'ils ne vous satisfont, allez vous plaindre au roi.
FLAMINIUS
Il me fera justice, encor qu'il soit bon père ; Ou Rome, à son refus, se la saura bien faire.
NICOMÈDE
Allez de l'un et l'autre embrasser les genoux.
FLAMINIUS
Les effets répondront; prince, pensez à vous.
digne de pitié. Cela forme une équivoque qui tourne Tambassadeur «n ridicule, et on devait retrancher pitoyable aussi bien que le long 0t le large. (V.)
l Voilà des injures aussi grossières que les railleries. Une grande partie de cette pièce est du stylo burlesque ; mais il y a de temps en temps un air de grandeur qui impose, et surtout qui intéresse pour Nicomède; ce qui est un très grand point. Au reste, jusqu'ici la plupart des scènes ne sont que des conversations a^ez étrangères à l'intrigue. En général, toute scène doit être une espèce d'action qui (aU voir à l'esprit quelque chose de nouveau et d'intéressant. (V.)