ARSINOÉ, NICOMÈDE, ATTALE, AR\SPE
ARASPE
Seigneur, le roi vous mande.
NICOMÈDE
Il me mande?
ABASPE.
Oui, seigneur
1 II fallait, renoPe^ le combat égal. (V.)
« Quelques écrivains ont blâmé celte expression. Cependant Boileau a dit après Corneille :
Mais, fuiisiex-vous issu d'Hercule en droite ligne, Si vouS ne laites voir qu'une bassesse indigne, Ce long amas d'uleui que vous diflamei tous Sont autant de témoins qui parlent contre tous.
Sal. V, T. 57.
8 II ne doit pas traiter son frère de poltron , puisque ce frère va faire une action très belle, el que cet outrage même devrait l'empêcher de la faire. IV.)
* Celte scène est encore une scène inutile de picntoric et d'ironie entre Arsinoé et Nicnm'de. A quel propos Arsinoé vient-elle! quel est son but! Le roi mande Nicomède. Voilà une action, petite, à la vérité, mais qui peut produire quelque effet; Arsinoé n'en produit aucun. ^V.)
402 NICQMEDE.
▲RSINOÉ.
Prince, H cailomnie est aisée à détruire.
NICOMÈDE
J'ignore à quel sujet vous in*en venez instruira, Moi qui ne doute point de cette vérité, Madame.
ARS1N0É
Si jamais vous n'en aviez douté, Prince, vous n^auriez ))as, sous i*espoir qui vous flatte. Amené de si loin Zenon et Métrobate.
mCOMÈDE.
Je m'obstinois, madame, à tout dissimuler; Mais vous m'avez forcé de les faire parler.
ARSINOÉ
La vérité les force, et mieux que vos largesses.
Ces hommes du commun tiennent mal leurs promesses > ;
Tous deux en ont plus dit qu'Us n'a voient résolu.
NICOMÈDE
J'en suis fS^ebé pour vous, mais vous Tavez voulu.
ARSINOÉ
Je le veux bien encore, et je n*en suis fâchée Que d'avoir vu par là votre vertu tachée, £t qu'il faille ajouter à vos titres d'honneur La noble qualité de mauvais suborueur.
NICOMÈDE
Je les ai subornés contre vous, à ce comptes?
ARSINOÉ
J'en ai le déplaisir, vous en aurez la honte.
NICOMEDE
Et VOUS pensez par là leur ôter tout crédit?
ARSINOÉ
Non, seigneur; je me tiens à ce qu'ils en oaX dit.
NICOMÈDB.
r Qu'ont-ils dit qui vous plaise, et que vous vouliez croire ?
t Ces mots seuls font îa condamnation de la pièce ; deux homlmes du commun subornés / il y a dans cett;e invention de la ftoideur et de la bassesse. (V.)
« On voit assez combien ces termes populaires dotvwt être proscrits.