‹ Chefs-d'œuvres dramatiques de P. CorneilleChapitre 32 sur 377 · DORANTE, LYCAS · texte numérisé non relu

DORANTE, LYCAS

LTCAS , lui pré««aiant un billel.

DOBANTE.

Ou^W

Autre billet.

(II continue après aroir lu tout bas le billet.)

J'ignore quelle offense PeuttfAlcippe avec moi rompre Fintelligence; ^

Mais n'importe, dis-lui que j'irai volontiers. Je te suis.

(Lycas rentre, et Dorante continue seul.)

Je revins hier au soir de Poitiers, D'aujourd'hui seulement je produis i^on visage, Et j'ai déjà querelle, amour, et mariage. Pour un commencement ce n'est point mal trouvé. Vienne encore un procès, et je suis achevé. Se charge qui voudra d'affaires plus pressantes. Plus en nombre à la fois et plus embarrassantes, Je pardonne à qui mieux s'en pourra démêler. Mais allons voir celui qui m'ose quereller *.

1 u Je dois beaucoup au Menteur^ disoit Molière à Boileau. Lors- <ïuïl parut, j'avois bien l'envie d'écrire; mais j'étois incertain de ce <luej'écrirois: mes iàécèéUAcnt. confiées; Cet ouvrage vint les fixer. Le dialogue me fit voir corauient cftusaieut les konnêtes |^s ; )a grare «t l'esprit de Dorante m'apprirent qu'il falloit toujours choisir un héros da bon ton ; le sang-froid avec lequel il débite ses faussetés me montra comment il falloit établir un caractère ; la scène où il oublie lui-même le nom supposé qu'il s'est donné m'éclaira sur la bonne plaisanterie ; €t celle où il est obligé de se battre, par suite de ses mensonges, me prouva que toutes les comédies ont besoin d'un but moral. Enfin, sans ^« Menteur^ Jaurois sans doute fait quelques pièces d'intrigue, VÉtourdi, le Dépit amoureux; mais peut-être n'aurois-je pas fait le Misanthrope. — Embrassez-moi, dit Despréaux : voilà un aveu qui vaut la meilleure comédie. >» (Extrait du Bolaana. )

FIN ou SECOMD ACTB. '

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