‹ Chemin de fer le Grand Tronc [microform]Chapitre 1 sur 7 · CHER SIR JOHN · texte numérisé non relu

CHER SIR JOHN

Mes informations de Londres par cablegramme disent que les journaux quotidiens publiés en cette ville hier, protestent contre tout octroi

additionnel d'argent de la part du Gouvernement au chemin de fer canadien du Pacifique, pendant que cette Compagnie continue de sortir de sa sphère d'opérations légitimes, pour faire une concurrence domma- " ‘e à la Compagnie du chemin de fer le Grand Tronc. Ceci ne fait

-onfirmer les opinions que j'ai exprimées pendant mon entrevue avec vous jeudi.

Je suis obligé de protester contre le procédé que l’on adopte, à moins que le gouvernement ne soit préparé à prendre les mesures nécessaires afin d'empêcher des octrois de fonds publics, qui serviront à léser les intérêts privés dans d’autres chemins de fer canadiens.

La conséquence de la persistance de la Compagnie du Pacifique Canadien, ou des personnes qui contrôlent cette Compagnie, à suivre les mêmes procédés que dans le passé, ne peut être qu’une destruction complète de son crédit, exposant le gouvernement à perdre les sommes considérables qu’il a investies dans le chemin de fer du Pacifique, et retardant la colonisation et le progrès du pays.

Votre gouvernement a le pouvoir de faire cesser un état de choses qui est souverainement dommageable aux interêts les plus chers du peuple du Canada.

FeS08 G 1 / À S

maires du Grand-Tronc, on puisse y porter remède.

Avez-vous considéré quel pourrait-être le résultat de l'harmonie et de l'unité d'action des deux compagnies, en Europe, travaillant pour le développement de la colonisation dans 1: Nord'Ouest et l'intérêt général du Canada ?

Je n’ai pas besoin de répéter dans cette lettre ce que je vous ai dit si récemment quant à la manière dont on pourrait effectuer un arrangement et rendre justice à un certain point aux personnes qui ont investi de l'argent dans le chemin de fer du Grand-Tronc,

Mon but, en vous écrivant aujourd’hui, est de vous demander de me laisser savoir lundi, s’il est possible, la décision que vous avez prise sur la question aue je vous ai soumise.

Vous ne vous dissimulerez pas indubitablement que, à moins que je ne puisse m'assurer l'intervention du Bouvernement, il sera de mon devoir, dans ma position, de faire un appel au parlement pour obtenir justice de la manière que les usages constitutionnels me permettront.

Vous remerciant encore pour la bonté que vous avez eue de me donner l’occasion de vous soumettre cette question,

Veuillez me considérer toujours votre etc.,

J. HICKSON, Gérant-Général.

Au Très Honorable SIR JOHN A. Macponain, K..C.B., Etc., etc., et.

Ottawa.

Ottawa, 4 février 1884.

CHER M. HicksoON, Je dois accuser réception de votre lettre du 2 courant que j'ai reçue hier (dimanche). Je n’ai pas eu l’occasion de la soumettre À mes collègues avant cette après-midi à une réunion du Conseil. Je leur ai

“expliqué généralement les différentes questions que nous avons discu-

tées lorsque j'ai eu le plaisir de vous rencontrer pour la dernière fois, mais ils voudraient que vous leur soumissiez catégoriquement pour leur mûre considération, vos suggestions sur la manière d’en arriver à un arrangement, de sorte que si une injustice a été faite par l’aide projetée à la Compagnie du Chemin de Fer Canadien du Pacifique, aux action,

Co

Jos

Le Ti

Apr

Jy ré

l'harmonie et illant pour le intérêt géné-

e vous ai dit ectuer un arnnes qui ont

ander de me vez prise sur

noins que je era de mon pour obtenir permettront.

: eue de me

NN, t-Général.

rier 1884.

le j'ai reçue e à mes col-

Je leur ai ivons discuernière fois, nt pour leur river à un ide projetée AUX action.

Immédiatement après avoir reçu vos suggestions, je les soumettrai au “Conseil pour y être sérieusement mises à l'étude. Je suis, Cher M. Hickson, Votre tout dévoué,

Page 1