JÉSUS TOMBE POUR LA DEUXIÈME FOIS
jr. Adoramus te, Ghriste, etc. ] f. Nous vous adorons, etc.
La septième station nous rappelle le lieu ou Jésus tomba sous la croix pour la seconde fois.
Contemplez votre divin Sauveur étendu par terre, abîmé par les souffrances, foulé aux pieds par ses bourreaux, insulté par la populace, et réfléchissez que c’est votre orgueil qui l’a renversé, que c’est votre fierté, votre hauteur qui Fa humilié jusqu’à terre. Ah ! courbez enfin ce front superbe, et avec une sincère contrition du passé, proposez-vous pour l’avenir de vous abaisser au-dessous de toutes les créatures ; dites donc à Jésus :
O mon adorable Rédempteur ! quoique je vous voie étendu dans la poussière, je vous reconnais néanmoins pour le Tout-Puissant, et je vous prie d’abattre toutes mes pensées dorgueil, d’ambition et d’estime de moimême ; faites que, ne perdant jamais de vue le souvenir de mes péchés qui devraient me couvrir de confusion,
PREMIER EXERCICE
j’embrasse désormais de bon cœur l’abjection et le mépris. Puissé-je, pas cette humilité sincère et véritable qui vous est si agréable, vous soulager dans les humiliations que vous essuyez pour moi !
Notre Père, etc. | Pater. Ave. Gloria, etc.
Faible, épuisé, son lourd fardeau l'entraîne,
Il tombe encore abîmé sous sa croix :
J’étais perdu, si sa main souveraine Ne relevait le pécheur qu’une fois.
VIIIe STATION.
JÉSUS RÉPOND A LA COMPASSION QUE LUI TÉMOIGNENT LES FILLES DE JÉRUSALEM.
f. Nous vous adorons, etc. | f. Adoramus te, Christe, etc.
Cette huitième station représente l’endroit où Jésus témoigna sa compassion aux filles de Jérusalem qui pleuraient sur ses souffrances.
Considérez que vous avez un double motif de pleurer : vous devez pleurer sur Jésus qui souffre tant pour vous, et vous devez pleurer sur vous-même, qui ne goûtez de plaisir qu’en l’offensant. Et cependant, 'a la vue de tant de souffrances, ingrat que vous êtes, vous demeurez insensible ! Au moins, en voyant Jésus témoigner tant de compassion à ces pauvres femmes de Jérusalem, reprenez confiance, et pénétré de douleur et de repentir, dites-lui :
O mon aimable Sauveur ! pourquoi mon cœur ne se brise-t-il pas, et ne se fond-il pas en larmes? O Jésus! ce sont des larmes que je vous demande, des larmes de regret et de compassion. Puissé-je avec les larmes aux yeux et la douleur au fond du cœur, mériter la compassion que vous avez témoignée aux filles d’Israël! Ah! dai-
gnez, pour unique consolation, jeter sur moi un regard de bienveillance pendant ma vie, afin que je puisse vous contempler avec confiance à l’heure de ma mort.
Pater. Ave. Gloria, etc. | Notre Père, etc.
Il faut souffrir, je ne puis m’y soustraire ;
Mais de la croix on ne sent le bonheur,
Qu’en répandant, au chemin du Calvaire,
Des pleurs amers sur les pas du Sauveur.
IXe STATION.