CROISEMENT
Mais nous ferons remarquer que le croisement n'a jamais donné la race pure que l’on recherche; seul, il met dans l'impossibilité, aussi bien en Asie Mineu‘e que dans tous les autres pays, d'améliorer la finesse et la souplesse des mohairs. Cependant, les races ordinaires qui exist ient au Cap et en Turquie, se sont remarquablement transformées dans leur laine, se rapprochant ainsi des Chèvres d’Angora.
En résumé, si la Chèvre d'Angora n’est pas bonne laitière, du moins peut-elle donner du lait comme les chèvres courantes et de qualité égale; elle est également capable de fournir une viande très appréciée. L'élevage visera donc exclusivement l'obtention d'une mohair parfaite et d'une chair savoureuse.
Pour obtenir un échantillon remarquable par une mohair brillante, fine, élastique, par une viande de qualité, on emploiera une méthode unique : la sélection.
Les spécimens les plus beaux et les plus recherchés se rencontrent en Asie Mineure, et la concurrence que font à nos mohairs celles venues du Cap et d'Amérique ne s'explique que par l'abandon dans lequel on a laissé végéter cette race pour des causes nombreuses et variées. Encore aujourd'hui, malgré les formes scientifiques modernes données à l'élevage des chèvres Sud-Africaines et Américaines, la mohair de ces animaux ne peut pas rivaliser de qualité, surtout sous le rapport finesse, avec celle des chèvres asiatiques.
La « Chèvre Mohair », originaire de l'Asie Orientale, a vu ses plus remarquables spécimens s'établir et vivre en Asie Mineure, et plus particulièrement dans la région d’Angora, grâce au climat du pays, aux aptitudes agricoles des paysans turcs et à leur amour de l'élevage, et c'est ainsi que se justifie le nom générique donné à cette grande race caprine : « Chèvre d'Angora ».
30 septembre 1125,