LIL. — Naturellement, tu comptes divorcer pour l'épouser
VIVETTE, désinvolte. — Je ne sais pas encore, je verrai...
LIL, révoltée. — Ah ! tu verras ? Eh bien ! moi,
je te conseille de voh* tout de suite! C'est trop injuste à la fin. Il te gâte et tu fais la fine bouche. Tandis que moi, c'est sincère. D'ailleurs, j'en aurai le cœur net. Quand je lui ai dit que je l'aimai^, il était radieux.
VIVETTE. — Parce qu'il n'a pas compris.
LIL. — Pas compris ? Je lui ai dit : « I love you », en pleine figure.
VIVETTE. — Tu as dit «I love you»... je vous aime ?
LIL. — Parfaitement, j'ai dit « I love you », et sans bavures. C'est tout ce que je sais d'anglais, mais je le sais bien. Alors; je n'ai répondu que cela, à tout ce qu'il me disait.
VIVETTE. — Tu t'es jetée à son cou et c'est par politesse qu'il ne t'a pas repoussée. '
LIL. — C'est peut-êti-e aussi par jx)litesse qu'il m'a prise dans ses bras ?
VIVETTE. — Tu mens. C'est un genUeman.