SCÈNE TREIZIÈME CHARVERON
Prenez garde, ma chère !
MARTRE
A rien !
CHARVERON.
Ayez égard !...
Aucun!
CRARVERON.
Songez !...
MARTRE
Non!
CRARVERON.
Le ciel vous confonde !
Cristi ! nous sommes dans le monde —
Derrière ce journal, Marthe, il y a quelqu’un!
MARTHE
Quelqu’un!... Soit! parlons bas!
CHARVERO».
Un monsieur fort honnête
Qui — malgré tout le bruit — n’a pas tourné la tête, Preuve qu’il a du tact!... c’est bien, monsieur, très-bien!...
MARTRE
Que faites-vous ici?
CHARVERON.
Rien de grave.., je vien...
MARTRE
Ne mentez pas !
CHARVERON.
Ab! mais...
Et répondez!,,.
CU K Z L’AVOCAT CHARVERON.
Oui certe...
A part.
v Son audace me déconcerte.
Haut.
Jeviens... jeviens...-— Au fait! et vous?. ..Oui! vous? Voyons Dites! car je vous trouve à m’interroger prompte,
Et je serais bien sot de vous forger un conte,
Quand je puis pour mon propre compte Vous retourner vos questions !
— Que faites-vous ici, vous?
MARTHE
Rien qui vous regarde.
CHARVERON.
Ab ! par exemple !
Prenez garde !
CHARVERON.
A quoi donc?
MARTHE
Que c'est comme au confessionnal,
Et qu’il y a quelqu’un derrière ce journal.
CHARVERON.
Pas gênant d’ailleurs le bonhomme —
Et peut-être est-ce qu’il est sourd —
A tout hasard — parlons bas! je vous somme De vous expliquer sans détour.
MARTHE
Je viens pour un procès.
CHARVERON.
Bail ! — sans être prophète,
C’est juste ce que je pensais.
Et — s’il vous plaît, point de défaite I — De quelle sorte est ce procès ?