‹ Chillon; étude historiqueChapitre 6 sur 49 · Ou Walah, Walach, Walo · texte numérisé non relu

Ou Walah, Walach, Walo

7. L'appauvrissement du fisc fut, dans cet âge, pour les rois mérovingiens, ce qu'a été, de nos jours, pour les Capétiens l'état des finances.

8. « Flexis omues precamur poplitibus Majestatem vestram , » disent-ils en commençant , et en finissant : « Taies vero a nobis si nos fidèles habere vultis, segregate, et postulata concedite. » La pétition fut présentée à la diète de Worms , probablement en l'an

9. La plupart des capitulaires ont la forme de fragments. Beaucoup sont sans date. Plusieurs nous paraissent appartenir à une époque antérieure, quelques-uns à un âge postérieur; on comprend que l'on ait recherclié pour des lois nouvelles l'appui du grand nom de Charleinagne. Louis le débonnaire essaya de pourvoir à la promulgation régulière de la loi, mais sans grand succès. Comparez Baluze, I, 490, § 8, avec le Capitulaire de Louis, de l'an 823, sur la matière. Ibid. 640.

10. Eginhard, Vita Caroli M. 28. L'annaliste de Lorsch s'exprime dans le même sens qu'Eginhard.

11. Rex Francoruminvictissimus et romani rector imperii. Chart. divis. imperii , a. 806 et alias passim. 11 ne voulut jamais porter que deux fois en sa vie la majesté gênante de la parure impériale, l'une, à la prière du pape Adrien, son ami, l'autre fois à celle de Léon ÏII. Lorsqu'il régla la succession de ses trois fils, il ne tint aucun compte de l'unité impériale, et ne donna aucune supériorité à aucun de ses fils sur les deux autres. Ce n'est pas qu'il n'attachât aucune importance au titre d'empereur, mais ce titre reçu, il en usa selon sa prudence et selon les temps.

12. Dans YEssai sur Vesprit et les mœurs des nations, chap. 9.

13. Annales Fuldenses , pars III, etc. Comparez Ann. Prudent. Trecent. anno 856.

14. Le ciel , assurent les chroniqueurs , avait annoncé la disparition de cette tête puissante. Le soleil avait pâli. Sept taches s'y étaient montrées. Une lueur , qui avait apparu à gauche dans les

airs, avait effrayé le cheval de Charles, et le coursier en s'abattant avait jeté son cavalier à terre ; lorsque le roi se releva , son épée se trouva brisée et la lance qu'il avait à la main fut relevée à vingt pas de lui. A Aix-la-Chapelle , on entendit la terre trembler et craquer le palais impérial; le portique croula, et la foudre, en passant, effaça du péristyle du dôme les mots inscrits: Charles, empereur.— Eginhard, Vita Carol) M. 19, 22. Comparez Suétone, Vita Augusti. 64 et 97.

15. « Régi obviam proeessere, imprimisWala, summo apud Carolum loco habitus , ob idque Ludovico suspectus. » L'astronome dit aussi: < Timebatur maxime \Vala, utpote summo apud Carolum habitus loco. »

16. ■ Verax Sermonis, in judicio justus, providus inconcilio et in

commisso fidelissinms Quemnec terror minarum, necvisrerum,

nec spes prsesentitim , nec metus futurorum, nec promissa facultatum , aut interminata suppliciorum gênera poterat revocare a cantate Christi, a dilectione patriœ ^t populi , ab amore ecclesiarum et

lide imperatoris. In senatu , prae cunctis pollebat ingenio Elo-

quentiam, ad persuadendum quse vellet, modestam nimie habebat. » Radbert.

17. Astronomus, vita Ludovici PU, cJiap. 21. L'armée permanente, nous dirions aujourd'hui la garde impériale , était particulièrement inquiète sur le sort qui lui serait fait ; \Vala la rassura sur son avenir. On n'a pas assez donné attention à la distinction que font les chroniqueurs contemporains entre le ban féodal (exercitus) et l'armée permanente de Charlemagne (scarœ, die Sehaaren). Celle-ci composée de volontaires, était une élite, toujours prête à voler où l'armée féodale ne se portait que plus lentement. Seule , l'institution des Sehaaren explique la rapidité des opérations de Charles.

18. Theganus de gestis Ludovici PU Imp. dans Bouquet VI, cap. 19. — Astronomus, Chron. Cesinense, l. 16. — Saneti Adelhardi Vita, cap. 30. — De trois frères, Adelhard était abbé de Corbie, Bernard, le plus jeune, était moine dans ce riche couvent, et'VYala, le second, y fit alors son entrée. Wala fit son noviciat sous un autre Adalhard, surnommé le jeune , qu'il ne faut pas confondre avec son prédéces-

seur, exilé à Noirmoutier. Le dégoût éloigna bientôt aussi Egin ha rd de la cour, et il entra dans le monastère de Fontenelle.

19. « Minime credidere , quod tam eximius et praepotens ad tantam venerit humilitatem et dejectionis formam. Quorum unus ad eum : Tu es, inquit, ille quem noster tam inclytum célébrât orbk'i Tum ille: Ego inquit. Deinde, fateor, aller ait, quod saltem nec minimi extrema digiii ejus vales , quanto magis ut talis tantusque dicaris. His ita dictis, nos omnes subrisimus. » Radbert, dans Perlz, 535.

20. « Venit Arsenius noster ad monasterium vitam jam paene perfectus. >< PerH , ex vitâ Walœ, 536. Deposito seiularis militia? cingulo, mundique illecebris sine dolore abjectis , quas sine amore pênes se habuerat , propositum monachi tanto fervore arripuit , ut et levia essent quse plerisque durissima videntur. Ibid. Mabillon , Ann. Bened. Il , 412. « In cibo vilissimo erat parcior cunctis. » Page 540. « Et ealeiamenta sibi parare jussit juxta ritum patviae, quos ruhilingos dicunt, et portare voluit. » Page 541.

21. « Gerebat curam de omnibus et multâ fratrum solicitudine sancta premebatur. Hospitibus et fratribus infirmis sedulo serviebat obsequio. » Page 537.

22. « Fateor aliquando me illum inlerrogasse, cur sibi tam severus, et, dum solus esset , tam tristis incederet. At quod ille: Noveris quia mecum sum, et quod in me est decerno. Idcirco nullis adhuc, uni désola spe, Itilaresco gaudiis. » Page 534.

23. « Cunctorum pater, circa singulos viscera caritatisrore Christi

repleta gerens Inspector omnium moribus et vita singulos pra3-

cessit, ita tamen ut extremos quosque suis traberet liortatibus , et fœtantes cum Christo suis virtutum levaret ac portaret humeris. » Page 542. « Nihil negiegens, nihilque parvipendens, qua3ad salutem animarum sibi commissarum videbantur prospicere. » Ibid.

24. « In itinere positus, nullum in noctibus apparatum sibi sinebat fieri, sicut soient viantes facere, quo tegeremur imbribus; neque tentorium aliquod sibi permittebat exigere die et nocte : sed fusi super herbam quiescebamus , salubresque nobis herba dabat somnos : nisi quod beatus pater sibi ac mihi providebat egregie satis profundos atque amplissimos agri sulcos. « Page 541 .

25. «Firmissimas nobilium societates, sanctissimas plebium amicitias

studebat, plus quam peccata el detrimenta rerum, quse needum adeo accreverant, deplorare. » — « Excrescentibus malis, ostenditcuncta esse cornipta vel depravata. » Page 457.

2ti. « Faites-nous connaître avec vérité ce que vous entendez en disant que vous avez quitté le monde. A quoi peut-on distinguer ceux qui l'ont quitté de ceux qui y tiennent encore? Est-ce seulement à ce qu'ils ne sont pas armés et mariés? Dites-nous si celui-là a quitté le monde qui, tous les jours, par tous les moyens, par toutes sortes d'artifices, tend sans cesse à augmenter ses possessions ? celui qui, dans cette vue , tantôt en menaçant des peines de l'enfer , tantôt en promettant des récompenses célestes , cherche à persuader aux gens simples, aux riches comme aux pauvres , de se dépouiller, eux et leurs légitimes héritiers , du bien qui leur appartient? Dites-nous si celui-là a quitté le monde qui , par le désir du bien d'autrui , achète des témoins parjures et s'adresse à un juge sans foi pour acquérir ce qui ne lui appartient pas? Dites-nous enfin ce que l'on doit penser de ceux qui, en prétextant l'amour de Dieu, de ses saints et de ses martyrs , transportent d'un endroit à l'autre les reliques des saints, pour bâtir de nouvelles églises, et engager, par toutes sortes d'arguments, les hommes à céder ou léguer à ces églises leurs propriétés? » Telle était la précision du langage de Charlemagne , s'adressant à des clercs indignes de leur vocation .

27. Theganus, cap. 16. « Descendit uterque de equo. Et princeps se prosternens omni corpore in terram tribus vicibus ante pedes tanti pontificis, et tertia vice erectus salutavit pontiticem , » etc. — Ce n'est que depuis son couronnement que Louis est empereur pourla foule des moines. Voyez la Chronique de Moissac, an 816. Comparez cette chronique, Thegan et Y Astronome, à l'an 813 et à l'an 816. Lisez encore le Capitulare Aquisgranense , anno 816. Ermoldus Nigellus seul, dans son poëme, suppose Etienne appelé en France par Louis.

28. Eginhardi Annales. Astronomus , cap. 35. Capitulare triburiense, dans Balise, I, 625. Capitulare Aquisgranense. Ibid. 564.

Page 1