DU FER
Minerais de fer.
Xje fer est le plus remarquable de tous les métaux;, il est anciélmement connu ^ et ses usages multipliés l'ont rendu comlne \xi^sint qua non de la civilisation, dont les progrès ont été liés aux- perfectionnemens apportés à l'usage de ce métal /et ont marché avec eux d'un pas égal.
Le fer est répandu dans toute la nature , dans les fossiles , dans les animaux y dans les plantes, et il y a très -peu de minéraux qui n'en coBtiennent plus ou mpin^.
Le fer natif se rencontre rarement, et c'e^t presque toujours dans les pierres météoriques. On le. trouvé le plus habituellfiment à l'état d'oxide ou de sulfure.
On nomme minerais de fer, les minéraux contenant du fer en quantité et sous une forme telles qu'il soit avantageux de l'en retirer et de le purifier. Ces minerais sont de diflFérentes espèces , et le fer qu'ils produisent varie en bonté , suivant que les minerais sont plus ou moins dépourvus
d'autres métaux , de soufre et de phosphore.
Les meilleurs mine'rais de 1er se rencontrent dans les terrains primitifs, où iis forment ordinairement des couches très-puilr ^ santés. De ce nombre sont la phiparl des ' minerais de fer qu'on exploite en Suède ; savoir :
Fer magnétique. '
H est en partie attirant et en partie altirahle seulement. Ces mintirais sont d'un gris noirâtre plus ou moins brillant, et fournissent, lorsqu'on les pulvérise, une poudre noire, attirable à l'aimant. Ils ne sont pas, ainsi qu'on le croît commune'ment, de l'oxidule de fer , mais une combinaison chimique d'oxidule de fer et d'oxide de fer, dans laquelle l'oxide prédomine : leur dissolution dans l'acide muriatiqtie^aune couleur rousse fonce'e, tirant un peu sur le vert.
■ Dans In nomencUlure française ce m ioé rai t'appelle ftr oiidutêj c'est une combbaùoa de i atome d'oiiillt de fur noir, que Benelios nomme oxiJiilc dt fer , arec a atomes d'oxiile d« fer rougit, qu'il appelle oiide 3eftr; et leur combiDaison, d'oprél sa aamEnctaluie, «e nomme o^idium férroto-fcrricum. {^l/oU du Traducteur.)
1 C'cKiricide bydtocliloHque, d'après la nomenclaCnrc lraDçnit«i tuais on ■ cra devoir lespecler dans le cours de
Fer oligiste.
On le trouve cristallisé, tantôt en mot^ .^ Ceaux cristallins , brillans , durs et d'un gris^ .cPader; tantôt en écailler qui, étant pùlvé-- ' risées y donnent une poudre rouge; Ou en-»
core en ime masse également cristalline^ rouge , qui reçoit en Suède le nom de hémalite. Toutes ces variétés sont habituelle'» ment de Toxide de fer pur. Il est cependant rare de les trouver tellement dépouiUées d'oxidule ^ qu^elles ne manifestent plus au« €!une action sur ^aiguille aimantée^
Fer spathiquCi
On rencontre encore en filons une sotte de minerai dé fer qui a reçu le nom de Jer speithique , et qui est souvent blalic ou bni^ natre : c'est du carbonate de fer oxidulé. On l'exploite dans quelques endroits, quoiqu'il ' soit accompagné de minéraux qui d'ordinaire gâtent le fer. On croit que ce minerai fournit un fer qui est très-propre à produire de l'acier^
Dans les terrains plus mddenies on trouve
cette traductioir la nOrmendatnre chiiQiqtte de FAateor. {IVote du Tuiducteur.)
(4) aussi de grandes masses de mines de fer^ particulièrement dans les formations secondaires, où une argile pene'trée d'une tiè»- ^g^nde quantité de carbonate de fer acidulé, dliydrate de fer oxidé et d'un silicate de fer oxîdulé, se trouve superposée ai^x couches de houille. Ce minerai sert, princii^alcment en Angleterre, de matière première pour la fabrication d'une quantité énorme de fer.
On rencontre dans tes terrains d'alluvion le Sumpferz (la mine des marais), XeRasenerz (le fer limoneux), et le Pf^iesenerz (la mine des prairies), qui consistent principalement en hydrate de fer oxidé , mélangé souvent à du phosphate de fej oxidé. On les fond dans certains endroits et aussi dans quelques parties de la Suède. ^