‹ Chimie du teinturierChapitre 21 sur 28 · S£LS · texte numérisé non relu

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alcalin, susceptible de s’effleürir’à l’âîr j et que l'on obtient par IMncitléràtion de certaines plantes xhari'nies , ou par la calcination dans un, four, du sulfate de' soude mêlé de charbon et. ,de chaux. Dans le premier cas , le sous-carbonate de soude contient la silice , de l’alumine , de la ' magnésie", des oxides de manganèse et de fer, et un peu deprussiate de soude; dans le second , il contient du sulfure de chaux, du sulfate et du sulfite de soude, de la soude caustique , du charbon , et quelques •oxides terreux fournis par la chaux où détaches de la sole du four.

Pour obtenir le sous-carbonate de soude dans un état de pureté suffisant pour les Usages de la teinture , on pulvérise la soude artificielle , on la traite par trois ou quatre . , parties d'eau froide , et lorsque la partie .claire de, la dissolution est écoulée , on ajoute encore deux' parties d’eau que l’on, soutire de nouveau quelque tems après , et que l’on remplace par une quantité égale du même* liquide. • La liqueur foumiè par les dernières additions d'eau , est -employée pour lessiver de nouvelles soudes; maisla' li- - queur des pi;emiers lessivages est évapo—

• Vée jusqu’à ce que la cristaDisation pûisse avoir lien par le refroidissement. Les eaux

SSL».

tnei’6s,de ccttc cnstâllLSQtion sont ajoutées- •au marc de soude qui a été épuisé par Teau froide , et que 1 on traite par l'eau bouil— v lante avant que de le jeter : le produit de cette dernière lixiviation, mêlé à du car-' bone très-divisé , comme des pommes de terre ou du son , et évaporé jusqu’à siccité, est ensuite porté dans un tour où pnle calcine , et où il devient propre à donner de nouvelle soude. . . '

. Les premiers lessivages à froid desquels nous avons vu que l’on retirait , par l’évaporation , du sous-carbonate de soude suHi- • pur , sont ordinairement exposés

à 1 air pendant quelques jours , avant que d’étre portés sur le feu , et par ce moyen , la portion de soude qu’ils contenaieùt à l’état caustique, passé entièrement à l’état de sous-carbonaté. < ' .

On peut aussi débarrasser la soude des substances étrangères, en la diksol vaut dans 1 eau chaude ^ et séparant les seL étrangers ^ui sont moins solubles à mesure qu’ils

se précipitent bu qu’ils se cristallisent ; mais ' ce dernier procédé, quoique plus simple , nous parait beaucoup moins avantageux que le précédent. ‘ n -

Le -sous-carbonate de soude est d’un ’ grand usage dans la teinture, tant p^nr la

Tçintiirt i . g

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dissolution do rindigo el poqr le. blandûment des fils et cotons , qne pour, lapréparation, d’une émulsion savonneuse où l’on incorpore de l’huile d’olives à cet alcali. On l’emploie encore quelquefois en teinture pour donner plus de ton à certaines matières colorantes ou modifier leur nuance. Le sous— carbonate de soude cristallisé contient la moitié de son - poids .d’eau; aussi, lorsqu’il est effleuri et réduit en ■ poussière blanche , on doit toujours l’employer' à moitié dose pour le même ob- ]et,

La’ détêrraiuation de la quantité d’al- ^ .cali contenue dans les différentes soudes ou potasses du commerce , étant un objet d’un intérêt. important pour le teinturier, nous allons exposer succinctement à l’aide de quel procédé on peut parvenir à ce résultat.

On sait que les acides', en se combinant avec les bases salifiables, perdent leurs propriétés, et peuvent donner naissance à des jirodüits qu’on appelle neutres , c’est-à-dire dans lesquels les qualités de l’acide et de la' base se trouvent totalement déguisées.

Partant de là , l’on concevra aisément que l’alcali qui exigera le plus d’acide pour se. saturer, sera celui qui contiendra une moindre quantité de sels étrangers. Ainsi , pour

, " SELS.- • • • • 'j5

déterminer le'litre d’un échantillon de potasse ou-dè soude , on commencera par le passer exactement et le dissoudre dans un volume 4’e3u bien coniut> Cha(juc subdi- • vision de ce volume, chaque décilitre par exemple , contiendra alors une certaine quantité d’alcali , et ce sei^a dix grammes , si nous voulons. Alors nous introduirons un décilitre de cette dissolution dans une capsule , et d’un autre côté nous pèserons dix grainmes d’acide* sulfurique à 66® de l’aréomètre, et nous étendrons .cet acidedans neuf fois son poids d’eau. Le mélange étant bien eflPectué , nous verserons peu à peu , partie par' partie , la liqueur acide dans la dissolution' alcaline , jusqu’à la saturation complète de l’alcali ^'c’est-à-dire, . jusqu’à ce qu’un papier teint en bleu de tournesol ,*et puis rougi par l’acide , cesse • de bleuir , ou bien j[usqu’àte qu’un papier teint en jaune de curcuma , cesse de rougir.. A ce terme , nous regarderons quelle est la quantité .d’acide employée, et nous dirons que l’alcali està 20, 30, 40 , 60 degrés, etç. lorsqu’il aura nécessité pour sa neutralisation , 20 , 30 , 40 ou 60 centièmes de son poids d!acide.

Le sous-carbonate.de potasse entre dans Ja composition des cendres de tous les" vé-

np • . . SELS.

gétaux , et on l’extrait en grand dans les pays de forêts , par la lixiviation des cendres, la concentration de la lessive, et la calcination du résidu salin dans des fours à réverbère. La potasse ne se trouve pas dans les plantes à l’état de sous— carbonate , mais les acétates , oxalates ou tartrates qu’elles contiennent, sont décomposés par l’action du feu , et convertis en sous-carbonates. Ce sel , tel qu’il se trouve dans le commerce, est uni à une certaine quau—

• tité d’autres sels , tels que le sulfate de potasse et les hydrochlorates de la même base et de soude. On y trouve aussi en quantité variable du sulfure de potasse , de l’alumine , de la silice', du charbon èt du fer; néanmoins, le sous— carbonate de potasse y domine toujours ; aussi la potasse

• du commerce marque-t-elle de à 60 degrés , lorsqu’on en fait l’épreuve de la manière que nous venons d’indiquer. La Valeur intrinsèque des soudej? brutes natui;elles est beaucoup plus variable; on en trou /e qui ne marquent que huit ou dix degrés, et il est très— rare qu’elles marquent de 20 à 50. Le sous-carbonatp de •soude 'cristallisé en marque de 50 à 56.

Il en marque le double lorsqu’il est totalement effleu'rr.

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Le sous— carbonate de potasse est de l’usage le plus étendu dans la teinture. Il • sert de dissolvant »\ dilFérentes. matières colorantes , et on l’emploie souvent pour donner plus de fond aux bains de teinture J quelquefois il sert seulement à modifier les nuances qu’on a obtenues ; mais son principal usage est dans la teinture du . l)Ieu par l’indigo dont il est le dissolvant ordinaire.

Le sous— carbonate de potasse attire fortement l’humidité de Tair , et finit par se résoudre en liqueur. Ce sel blanc , lorsqu’il est pur, mais plus ou moins bleu, gris ou rougeâtre lorsqu’il est impur ', est acre et caustique , et verdit fortement le sirop de- violette. Il, se dépouille de son acide ^ carbonique, ainsi que la soude, lorsqu’on le mêle avec une ou deux parties de chaux vive et, qu’ôn étend le mélange de beaucoup d’eau. Dans cèt état , il est d’un grand 1 usage dans le blanchiment , pour dis— .

soudre la matière -colorante des todes que l’action des acides , a rendu soluble. Le tartre, ou surtartre de potasse calciné , se convertit en un sous-carbonate de la même base plus riche en alcali que celui qui provient des cendres du bois. On le connaît •.

7^ SEiVS.

dans, le commepce sbûs le pom de eendres . ^avé^ées.^ ' . • • '

. he sousr^rboBate de.,cli^ux, qui titue la eraief le marbre ‘‘et toutes les pietres à ehaux^ çst.un sel peu usité diuts 'là tem^re , on ne- s-en sert , guère que pour , corriger l’acidité de certaines dissolutions, dont l’àeide sulfurique fait partie ,

• ét rehausser certaines nuances.

T • ' , ; Nitra^4> •

'• Les nitrates sont le, produit de la combinaison de'l’acnde nitrique a les bases . ^lifiableà. ïls ont la propriété de* se •décomposer par l’action du, feu et d’aetiver la combustion des charbons. Ils'scmt en grand nombre quoiqu’on né rencontré dans la nature que ceux' de potasse , de soude , de chaux et.de magnésie ; mais -nous U€ par—

lérons ici qne de,s nitrates de potassé et de . fer; parce que* ce sont les seuls dont on fasse un as^z grand usage dans la teinture. ' ,•) . • .

.'Le nitrate potasse , nitreou salpêtre, s’oxtraiten France des viepx plâtrés et des terres imprégnées d’exhalaisons atiimaW , part la lixiviation et* l’évaporation. Dans

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les pays, ehaiids où il pleut rarement , on le rencontre quelquefois en efflorescence à la surface du sol. Quoiqu’il en soit, lorsqu’il est purifié, ce qui se pratique en le séparant des sels étrangers qui se précipitent dtî sa dissolution boudlante et concentrée , on le fait^ servir à la préparation de l’acide nitrique, en l’exposant à la réaction de l’acide sulfurique dans . un matras ou une cornue , et en échauffant légèrement le mélange. ,Ce sel n’est guère emploj^é en teinture que comme un utile ingrédient de certains mordans. .

Le fer , dans sa combinaison avec l’acide nitrique , passe toujours au médium ou au summum a’oxidation.Le deuto-nitrates ol>tient eu traitant à froid le deutoxide de fer par Facide nitrique étendu de deux fois son poids d’eau ,,et le trito— nitrate eu traitant du fil ou de la limaille du même métal par de l’acide un peu moins étendu. Le premier de ces sels est susceptible de cristalliser; mais le, second , d’Olin brun rougeâtre, est toujours liquide, et il se décompose l’orsqu’on l’évapore à siccité.

Ces sels sont employés dans l’impression des toiles, pour la préparation des mordans de noir , pour la production de la couleur bleue par les prussiates , et «fucl-:

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quefois pour modifier les effets d’autres •mordans dans la teinture des laines.

Outre ces nitrates ,* o'n peut encore faire usage dans la teinture , .des nitrates de plonib , de zinc , de bismuth et de cuivre ^ mais le prémicr est le seul dont l’usage ait comrnencé'à se répandre. . ^

^ Hydrochloratcs.- . . ‘ '

- -%es bjdrochlorates sont des sels volatils'^ mais indécoinposajbles) par la •chaleur. Ils sont- produits ^ar la conibinaison de l’acide bydrocblorique avec les . bases salifiables, Les plus empfoyés en teinture.sont ceux de soude,, d’amnioniaque et' d’étain» \ .

• de soude , ou sel Hiarin , s extrait par ; 1 ;pvaporation • dçs :caux .de la iner.,11 a une saveur franche particulière-, et sert à preparjèr dans le oommerce tout 1 acide hydroçhlopique dont Q.n a besoin. A ' cet effet ou. l’introduit dans, uni matras ou une cornue , avec de l’acide sulfurique , et on recueille le gaz qui' se, dégage par l’apr iMca.tion de la chaleur. Ce gaz dissous dans 1 eau est 1 acide .b-ydrôçhlorique du commerce. Le sel marin entre comme un coin—

* posant utile- dans plusieurs mordans., et oU 1 emploie quélqueiois isolément dans divers

SKLS^

Bi,

bains de teinture pour en modifier la nuance. Ses usages se bornent à peu près h cela;

L’hydrochlorate d’ammoniaque, ou sel ammoniac,. a des usages assez analogues à ceux de l’bydrochlorate de soude. Autrefois on l’exportait du Levant , où on l’obtenait ^r la sublimation de la suie des cbémiuèes qui eii contient beaucoup dans ces pays-là parce qu’ou n’y brûle guère que de la fiente de chameaux ; mais maintenant on le prépare en Europe par la combinaison directe de l’acide bydrochlorique et de l'ammoniaque que l’on se procure par la distillation des matières animales.

L’hydrochlorate d’étain y ou sel d’étain , se prépare en, faisant réagir à chaud de l’acide hydrochlorique concentré sur de l’étain trôs-divisé. .Le sel cristallise par le refroidissement. Il est sous forme de petites aiguilles blanchâtres,, très-styptique , et très-soluble dans l’eau. Daps cet état il est au minimum d’oxidation; mais l’exposition à l’air libre le fait passer bientôt à l’état de sous— deuto-hydrocnlorate insoluble ; 'aussi doit— on avoir soin de l’abriter du contact de l’air. Ce sel est employé assez fréquemment, soit pour ajouter à la solidité de certaines couleurs-, soit pour modifier leur nuance. . • . r

, ' ' « SELS

Le 'deuto-hydroclilorate d’étaiu ne ,sc

n arant jamais qu’à l’aide de l’action si-.

;anée de l’acide nitrique et de l’acide hydrochlorique , nous l’appellerons hydrochloro-nitrate d’étain , parce qu^'il a des propriétés particulières qu’il doit à la présence de l’acide nitrique , et qui font voir

3 ue cet acide n’a pas seulement pour effet ’oxider l’étain. Ce' sel n’a pas la propriété de cristalliser, et le procède que l’on suit pour le préparer diffère pour ainsi dire dans chaque atelier. Il diffère encore selon l’usage auquel il est destiné. Nous dirons ici seulement que l’on ajoute à l’acide nitrique une quantité variable d’acide hjdrochlorique ou d|hjdrochlorate d’ammoniaque ou de soude , et que l’on fait réagir cet açide ainsi modifié sur des quantités variables d’étain. Le deuto-hjdrochloratc d’étain, connu sous le nom général de dissolution d’étain,' est im dés sels dont l’ysage est le plus générîil en teinture, où on l’emploie, tant pour communiquer aux coidéurs plu.s^ de solidité et d’éclat, que pour modifier diverseinent leurs nuances. Bcrthollet , Bancroft et Vitalis ont émis l’opinion que c’est à la prodiictip/i de l’ammoniaque j qui a lieu durant la dissolution de l’étain , que. l’on doit attriluicr le peu d’ailéralion des

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■ étoffes clans les opérations où l’on fait usage de ce mordant, et particulièrement dans la teinture écarlate. No.us pensons cfuecette opinion n’est c|ue spécieuse , et nous avons fait des expériences réitérées qui nous démontrent, qu’à la dose où .il est convenable de l’employer, Tacidé nitricjue sans addition d’autre acide, et conséquonir mefit sans production d’ammoniaque, ne peut être cause cb’aucune altération sensible sur les tissus. Cependant, dans la teinture écaplate, nous employons constamment cet acide à plus forte dose que ne le prescrivent les savans cliimistès que nous venons de nommer.

Chlorures. . ••

Quoique lés ebdomres ne soient |>as jEgardés comme des sels depuis que l’on a rangé le çblore ps^rmi les corps simjjles , cependant nous en ççmprendrons l’etude da.i's. ce paragraphe, parce 'que les liorncfe . de notre ouvrage ne nous perhietlent paV ^ de multiplier les division s.’ Nous ne parle-' • rôiis pas des chlorures métalliques qui , à l’état de dissçlution , sont regardés comme des h'ydrochlorates ; nous déürî]’«is' setilement ceux d’entre les chloruré.s d’oxidés.

qui sont en usage dans le blanchiment.

Au premier rang sera le chlorure de chaux. •

Le chlorure de chaux qui a été substitué au chlore, depuis quelques années, dans tous Ifes usages des arts , se prépare en com~ binant le chlore à l’état gazeux arec de la chaux éteinte h Tair et Irès-divisée , et qui contient environ le quart de son poids d’eau. Cette combinaison s’opère communément dans ,des barriques^ où le chlore est amené à l’aide de tubes de plomb et où l’on entretient la chaux, dans un mouvement continuel pour éviter qu’elle* ne s’échauffe ; ear , dans ce cas , l’eau de l’hydrate se décomposerait partiellement, et il se formerait uh chlorate et un hydrochlorate de chaux qui ne jouissent d’aucune des propriétés du chlore. Dans quelques fabriques, on amène le gaz dans une chambre revêtue de plâtre, où sont rangées, une multitude de tabléltes qui portent une petite couche de chaux,’ et qui sont également revêtues de plâtre.

'• IjC chlorure de chaux possède, comn^e les airtres chlorures d’oxides, lés propriétés décolorantes du chlore, par suite de l’aflinité qu’il*excrcc sur l’hydrogène des substances végctalrs’dont il s^emjKire en se

, sBts* - ' , " 85

•convertissant en liydrochlorate. On en fait ' un grand usage dans le blanchiment, oùon en prépare des dissolutions plus ou moiiîs . • actives dans lesq[urflès on plonge les divers' tissus de coton on de lin. En teinture, ’ota en 1*ait aussi un usage. assez étendu, mais c*est uniquement pour' détruire certainescouleurs , ou imprimer des réserves Wan* ches. • •

Les chlorures de potasse y de’ soude et de • g nésiepeuventètre employés aux memes usages que celui de chaux , mais leur cherté rend leur èmploi moins commun . Cependant le chlorure qe magnésie jouit d’une préfé^ .

^ence marquée mr tous les autres, tOuteé les fois qu’il s’qgit de Idànchir des fonds ,' c’est-à-dire de rendre leur brancheur pri-^ • mitive à des parties qui ne doivent pas être teint^; en .jeffét-, comme les propriétés alcalines Ire la magnésie sont peu prononcées, elle n’agit pas. sur les couleurs* déjà appliquées , comme la potasse , la spude ou là chaux; et d’un autre côté^ comme elle est soluble dans tons^ lès acides, on ne* s’expose pas , eü l’employant, à produire un sel qui se combine avec lès tissus, et • altère les nuances qu’on- veut obtenir ; ce • • qui arrive, lorsqu’il se foime du sulfate de

îib * « 8ËLS. ,,

*' cbaux aux dépeuds du ^chlorure de la même base.' f.‘ ' - , ^

. ‘ y Acétates. ’ *

Les acides végétaux "ont , comme les

acides, minéraux, la propriété de former des sels avec les bases salifîables. Plusieurs de ces\sels sont d’un usage jouriiaber en teinture;, nous commèneerons leur élude par celle 'des acétates. ' ».

Les acétates sont des sels trè&rsolubles .que Ton prépare par la combinaison ,di-’ ïecte de leur acide avec l’oxide métallique , ou par la \oie des doùbles décompositions.

Jlisqu’ici'ils n’ont été employés en teinture qu’au . nopibre de, quatre, qui sont les'

■ acétates de plomb d’alumine, (le cuivre

■ et de' fer. , • . w • '

“ L’acétate de plomb , ‘ sel de ^turne ou sucre de plomb ,'se prépare paAa combinaison directe de l’oxide de ce métal et de l’acide acétique. U ert d’up- grand usage dans l’impression toiles, où on Pem-, .ploie concurreiomedt avec l’alun à l’acide duquel il cédé sà base., tandis que son acide ; se combine avec l’alumine. On l’emploie • aussi pour préparer l’acétâte d’alumine eu particulier. A cet .effet , oq fàit dissoudre

trois parties d’alun et une partie d’acétate de plomb , dans huit p arties d’eau chaude , après quoi on ajoute a cette dissolution un huHiènie de partie de potasse Ct autant de craie. Ou agite ensuite à différentes reprises , pour faciliter la réaction des matières, et l’on décante quand le dépôt est bien forme.

L^acétate d’alumine obtenu en dissolution doit marquer de 7 à 8® à l’aréomètre de Beaumé. I)ans cet état il n’est pas tout^à— fait pur, et il contient toujours du sulfate de potasse ou d’ammoniaque , selon la composition de l’alun. Du reste ^ le mélange .

de ces substances ne nuit eu rien pour l’us£^e auquel il est destine.

Il faut observer , Iprsque l'on décante la liqueur claire qui surnage le précipité , d’attendre que; cette liqueur soit refroidie, parce qu’à une température un peu clevce, l’acide acétique se sépare de 1 alumine , él qu’il ne la redissout de nouveau , qu’a mesure que son^ refroidissement s elh^tue.

L’acétate de cuivre se rencontre^ sou^ deux états dans le commerce , mélangé avec de l’oxide de cuivre , et à l’état cristallin. Dans ces deux états il a les mêmes propriétés ; seulement lorsqu’il est mêlé avec de l’oxide , il produit moins d’effet que lorsqu’il est pur , et il faut en employer ,

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un peu plus. Du resté, pour' convertir le verdet non cristallisé en yerdet cristallisé*, il suffit de le triturer et de le .traiter par le vinaigre bouillant; le vinaigre dissout tout l’oxide , et la liqueur 'éyaporée' cristallise par le rcfroidissemment : ce sel est d’un assez grand usage pour modifier cer— tailles nuances ; cependant on peut presque toujours, le remplacer par le sulfate du même métal.

L’acétate de fer , liqueur de ferraille ou de tonne au noir , se prépare en traitant de ’ vieux fers oxidés par du vinaigre , ou par d’acide acétique qui provient de\la distillation 'du bois , et que Ton affaiblit convenablement par une certaine quantité d’eau ; ce sel , d’une couleur d’un rouge brun , et d’une odeur particulière doit marquer de B à 6'd’eg rés à l’aréomètre de Beauraé : il contient l’oxide de fer au maximum d’oxigénation ; et on l’emploie dans la teinture des fils et cotons', iion-seuleirient pour la "production du noir , mais encore pour modifier, d' une manière avantageuse la plu-^ part des teintes. . ' ' .

^ SBLS.

. . .• . /T'artratês. ' • ^

Les tartrates sont le produit dè la coitt^ binai&on- de l’acide tartriquc et des bases ‘ salifiables. Celui de potasse est le seul qui . soit eu usage dans la teinture , et lé seul •’ dont nous ferons ici l’élude. , • , ^

Le tartre du commerce , est un sur*^ar—

. tfate irtpur de potasse qui ’sç'-dépose en croûte plus ou moins épaisse sûr les parois " des tonneaux où Ton met le vin. On en connaît de deux ‘espèces , lé blanc et lé rouge , selon la couleur du viu duquel il s’est déposé,; mais , dans lés deux cas, ses ^ propriétés sont lès mêmes, et il peut être employé' aux mêmes' usages. On le pufjfiç en lé délayant avec de IWgHe qui entfaîne, les impuretés qu’il contient en se*dépo4 sant; et la ligueuf snrâageante , évaporée^ dissoute , et cristallisée de nouveau , .cons-»' titue la 'crème de tartre , ou surtartiute purifié. Dans cet état, ce' sel est réservé.

Î )our les couleurs les plus délicates , et dont . es impuretés du .tartre commun seraient susceptibles.d’àltérw la teinté ; le tartre à une saveur légèrement acide qui n!fi rien dè. désagréable : il est' d’un grand usage dans' la teinture des lainès ,' ôji on l’em— >

^ ■ SELS

/plbie d^ocdiiiaire concurremment avec Ta.- Imi : son principal efi^t esf d’éclairçir les.* nuances et d’ajouter à leur solidité et à leur écl^t. . \

. . ' • . Prussidlcs, " .

• . Entre les sels formés par les acides animaux, il d’y. a que les prussiates alçalins dont, ili soit fait usa^é dans la^ teinture. On

^ prépare les 'prussiates*, de potasse et de soude , en faisant bouillir le bleu de Prusse dans son poids d’acide sulfurique étendu de 5 à 6 parties d’éau , afin de la débaras- Ser de son' alpmine, filtrant lë mélange , et décomposant le prussiate de fer par de - la potasse ou de la soude caustique bouillantes , qui s’emparentde l’adde prussique, et précipitent le métal à Têtat d oxide. La liqueur, filtrée jxiùr la séparer du dépôt-,

• et ' évaporée , laisse déposer par le refroidissemëut V un. prussiate alcpltn.-

‘ Le bleu de Phisse employé’ dans cette ^opération , s’obtient en calcinant dans un creuset de fonte jusqu’à fusion pâteuse ,

• tipë partie de potasse , et trois de corne ou de sang ^desséché ; prajetaht alors les itiadèrea,dans l’eau bouillante, filtrant la- liqueur, et y versant une,dissolutioii prépax .

• rée à chaud avec deux parties d’àlua et

SELS. . • •

une partie de couperçse ou mieux de nitrate de fer , le Ineu de Prusse ne tarde pas à se déposer , et sa couleur , d’abord sale et verdâtre , passe au bleu pai* des lavages multipliés et l’exposition à l’air li— * bre ; le bleu de Prusse et lc‘ prussiate de, potasse , servent à communiquer aux tissus , mais particulièrement à ceux de coton et de soie , une couleur bleue qui a de l’éclat mais qui manque de sobdité.

. Sulfuras. •

Les sulfures sont des composés produits '

par la combinaison du soufre et reUs corps combustibles. Ces composés qui 'sont en grand nombre, jouissent de pro^ priétés particulières donjt l’étudé . fait une partie intéressante des connaissances chimi<pv03 prc^'rement dites, mais qu’il n’est pas de notre objet d’exposer ici. Les snl— ‘ fures alcalins qui ont la facilité de se dis-

quantité, de cet élément et lui font perdre temporairement^ couleur; m^s comme ils ne sont d’aucun usage dans la. teinture , nous 'nous bornerons à parler, ici du sul—

Di. - -

^2 * SUBSTAÎJCES .

fure (l’arsenic ; orpiment ou réalgar y (lüe l’on emploie quelquefois pour disposer l’indigo à se dissoudre, lorsqu’on le destiné à l’impression' des' toiles.

. Ce sulfure que Ton rencontre dans la na- ‘ ture , est connu sous le nom d’orpiment , lorsqu’il est d’une belle couleur jaune citron , et de réàlgar lorsqu’il est d un rouge orangé ; mais dans ce dernier état , il paraît contenir moins de soufre que dans le premier. On lîe l’eniploie qu’après l’avoir porpliirisé, parce qu’étant très— cohérent il agirait avec moins de facilité ; et l’indigo qiii se trouve privé de sôn oxîgèné par l’action de ce sulfure, ,est immédiatement dissous par un alcali.

: SUBSTANCÎES VÉGÉTALES.

Après ‘l’étude des substances inorganiques dont l’emploi est le plus fréqiierit aarts kl teinture , il né sera pas hors de propos de signaler les principaux caractères -des ^substances végétales, et en jtetticuliér • de i^lles qui jôuent un rôle important dans les opérations de l’art que nous avons spè^ . cialement pour objet. * '

VEGETALES. 9^. '

Les substances végétales , quoique d’iln .

aspect , d’uiie couleur , d’une odeur et d’une contexture très-variées , ne sont formées cependant que d’un petit nombre d’elémens dont la combinaison dans des proportions différentes constitue les substances organisées.Cesélémens sont le carbone , l'oxigène, l’hydrogène et Tazote/ mais l’azote ne se rencontre que très-rarement dans les végétaux , et c’est à sa présence que l’on attribue les caractères particuliers qui appartiennent aux substances animales. C’e^t donc le carbone , l’oxygène., l’hydrogène ; et quelquefois une quantité peu considé-'

. rablc d’azote qui ^jonstituent tous les produits végétaux ; et c’est la prédominance ' de Tun ou l’autre de ces élémens qui donne aux différentes substances des caractères de ressemblance plus ou moins marqués, au moyen desquels nous pouvons en com- *

Ï ioser divers groupes , et simplifier par là eur étude : c’est ainsi que la prédominance de l’oxigène sur l’hydrogène., rela-. * tivement aux proportions nécessaires pour former de l’eau , communique généralement un caractère d’acidité aux divers *• produits où' on la rencontre. Tandis que ces produits sont sucrés , ou (\u ntloius fa-r

(les et sans caractèrè d’acidite , lorsque ces

' ^>4 S^U-BSTANCES

; Jeux gaz y sont dans les mêmes proportions^

' que dans l’eau , et que pour la plupart ils sont huileux, résineux ou alcooliques, et’ participent ayx propriétés inflammables de rhydrogène^ lorsoiie c’est cette substance pzeuse qui y prédominé : les inatières co^' lorantcs sont d’une composition trop variée pour pouvoju* être rahgées naturellement dans l’une ou l’autre do ces divisions, aussi en • lait-ou ordinairement une classe à .part ; nous en parlerons après a voir dit 1)11 mot des huiles , dont la connaissance est dune assez grande importance pour le teinturier. \ *. ’

■. huiles. . ,

On divise* les huiles en huiles fixes ou grasses , et en huiles essentielles ou vola^-' «les, ou. siroplèment essences.- Mais ce»

derpieres n étant .d’ancnn iisagé dans 1»

tfcinture, notre objet n’est pas d’en par-

■ e ou grasses, sont des

liquides visqueux pins Fégers que l’eau,

, de couleur Variée, inflammables , et doués . de la propriété de former avec les alcali»

raiistiques , des cortiposés àpiiellés savons ' ' Les unes, telles que lés bniles d’olive et

VSaBTALÎS,

d’anfande dmice ne s’épû^issènt qW tfèSlenteroent à Fair, tandis que d’autre», telles que ceUes de noix et de lin , s’y dessèchent; assez promptement. Les dernières sont ap»pellées siccatives "et les premières non sic-, catives. -v ' * ' ..-t:'

, Les 'huiles ne 'sont ^ère employées- êh teinture ,i!|ue dans un état de' combinaison avec une base^- alcaline.' L’huile d’olive , qui sert à préparer . les Savons 'blanc^ou marbrés , appelés communément savqi]#de W(arseine-,‘ est d’un grand 'usage difns la teinture du coton où bn. l’emploie, à Fétat d’émulsion laiteuse avec, la soude, pour communiquer certaines^ propriétés au sujet' à teindre. Pour cet usage , elle doit être grasse , lampante et chargée de particules mucilagiiieuses en proportion a^ez forte; quant aux autirCs huiles,, telles que Celles' de%olza , de’ iiâvette et d’œillet, elles ne sont emjdôyées en teinture que dans. un état de combinaison avec la‘potas^,.qui les convertit en savons peu cbnsistans dont • on se sert pour le savonnage des toiles , et le dégraissage des lainés. ' * -

. MÂTiBB^S

MATIEBES COLORihN’rESi

Gomme il n’est pas’ de’ nptre objet* de tracer ici Thislorique çiarticuHer de cha- ' Icune des matières colorantes en- usage dans ' la teinture iiouS nous ^contenterons d’é—

' tiidier ces matières d’une ' mitnièré géné— raie J et de faire remarquer coininent elles se comportent, avec le& oxides , les acides , les àéls, ëtles tissus que l’o^.se propose, 'de teindre. . '

■■ .Les matières colorantes ‘sont répandues dans 'les diverses, parties. des planj;es , d’o>ù ôn les extrait, à l’aide d’opératicms qui d’or^ dinaite sont une partie ' immédiate de la temture. Les unes ont pour siège principal les racines, d’autres. les écorces , les tl|^es^ les; fruits j et d’autrés enfin-, les fleurs ou ^es feuilles. Leur séparation, des nombreux ■ principes, végétaux, av^ lesquels ëlles se trouvent mêlées, se fait rarement hors des . ateliers de teinture,. et ti’ l’aide .d’opérations isolées et indépendantes ) Jl n’ÿ a guère que l’indigo, le-roucou^ la. laque*, etl’orseille qui se rencontrent 'dans le commerce, à l’étal de pâte ; ces matières d’une

colorantes. ^ ' Cfrj

composition très-diverse , ont une manière particulière de se comporter avec Jes difFérens réactifs. Les unes résistent très-longteras aux effets de la l^umière et de l’air , et ne paraissent recevoir d’autre altération que celle qu’éprouvent les composés^ végétaux les plus permanens, par une con-“ -séquence même* de leur nature; d’autres subissent une dégradation de teinte rapide,' par l’action des mêmes agens ,» et sont iir— capables d’acquérir un plus haut degré de solidité , en, entrant dans de nouvelles comliinaisons ; d’autres enfin , quoique fu^acés et promptement altérahle’s lorsqu’elles sont isolées, sont susceptibles, à l’aide de certaines modifications , de devenir assez permanentes, pour que leur durée soit en proportion convenable avec, la solidité' des sujets à teindre. ,

La couleur des substanees tinctorialesest diversifiée- à l’infini, et la plupart présentent des teintes qui nous rappellent des couleurs composées-; «soit que des principes colorans* divers se trouvent unis dans une' même substance, soit qu’un seul priucipe puisse renvoyer en même tems à nos yeux' tous les rayons dont la combinaison con— .

stitue sa teinte. Quoi qu’il en soit, lorsque les matières coloirmtrs éprouvent une

Trlnlnre 1. , Ci

Di

9 » MATIKRKS

modification un peu importante dam» la proportion de leurs principes constitua ns , leur couleur ne tarde pas à être altérée ou meme détruite. C est ainsi cju^elles sont toutes décolorées par le chlore qui leur enlève' une certaine, proportiou d'bydro— gene j et>cest ainsi encore que l’acide nitrique les détruit toutes eu leur cédant une forte proportion d’oxigène, et l^ur faisant éprouver une sorte de combustion^ Les autres acides, dans un état suffisant de concenti’àtion, peuven^t aussi,, ou les détruire totalement', ou du moins les modifier, les dégrader et les rendre entièrement méconnaissables. Celles qui sont bleues commencent ordinairement par rou- ,gir, mais la teinte rouge change bientôt elle— même , et se transforme en une couleur jaunâtre , qui est le terme d’altération ordinaire de, toutes les autres nuan— -ces. Les alcalis caustiques ont également la propriété de. faire subir aux couleurs des alterations très-considérables, et plusieurs sont détruites totalement .par leur contact prolongé. Mais toutes, dans. ces differentes modifications , ne reçoivent pas des atteintes proportionnelles à celles que devrait faire attendre leur propriété plus ou moins marquée de résister ^ux effets

• Di

colorantes^

-de l’air. Aussi, n’y a-t-il, à proprement parler, aucun réactif, dont l’emploi puisse faire déterminer avec certitude, le plus ou moins de solidité des couleiyrs. Les unes ont une grande disposition à abandonner leur hydrogène , et sont décolorées presque instantanément par le chlore; d’autres , au contraire , cèdent leur oxigène avec une grande facilité, et ‘sont profondément altérées par la réaction du , gaz sulfureux. H y en a qui résistent avec assez d’avantage aux alcalis, et d’autres qui résistent mieux aux acides ; et de.

tout cela on ne peut déduire <^u’une conséquence; savoir : que les diflPercntes substances tinctoriales n’offrant pas toujours une résistance proportionnelle aux différens réactifs, les effets de ceux-ci ne peüvent 'pas faire préjuger avèc certitude dés effets de l’air. Aussi de toutes' les- classifications qui ont jamais été inventées, celle des matières colorantes ten grand ou bon teint , et en petit teint,- est-elle la plus arbitraire , la plus éventuelle et la moins , fondée. A la vérité , il y a des couleurs de très — mauvais teint ; mais il n’y en a pas oon plus qui soient totalement inaltéra-.

blés ; et comme on en trouve qui peuvent être rangées dans tous les degrés, entre

loè"*. MATIERES

les termes de plus grande fugacité et de solidité presque inaltérable, il s’en suit que c’est une prétention sans fondement, que célle.d^ tirer une ligne de démarcation ’ entre ces substances , et de les refouler vers les deux extrêmes. , •

. Si les acides, les alcalis ou les sels, altèrent plus ou moins profondément les couleurs par leur réaction , lorsqu’ils ’se 'trouvent dans un trop granciétat de concentration , il n’en est pas de même ordi-r nairement lorsque leur dissolution est trèsétendue, et dans ce cas ils modifient souvent, avec avantage, les propriétés des matières colorantes sur' lesquelles on les fait, agir. C’est ainsi qu’en ajoutant au bain dé teinture, une petite quantité d’alcali soluble , on rehausse l’intensité de sa couleur, et Ton semble ajouter au nombre et au ton des molécules colorantes.

Cette addition donne aux matières colorantes jaunes , une nuapce plus pleine et plus saturée , et les fait tii’er vers* la couleur d’or ; .niême si la nuance était trèsfugace, comme est celle de la terra mérita a\\’ curcuma, ellè ferait prendre aux molécules colorantes une teinte sensiblement rouge. Ce curcuma dont nous venons de parler, et qui rougit .par les liqueurs

CpLOBAnTES. ' loi ''

alcalines ; est employé , à cause de cette ra(’.ilité à être altéré , à colorer des bandes • de papier réactif, qui annonçent, lorsqu on lés plonge dans un liquide , si ce liquide ' contient la moiudre parcelle d’uh sel alcalin, •.

Mais, siTeSet des alcalis^ sur .la couleù^ ‘ jaune., est de lui communiquer plus d’intensité, en la faisant tirer vers l’aurore, l’effet qu’ilsproduisent sur la couleur rouge, n’est pas moins curieux. Cette nuance se^ fonce sensiblement par leur action , quoiqu’aveç plus ou moins .^de facilité , scion la matière colorante gui l’a produite, et la couleur prend une .teinte violacée, comme elle eût fait par l’adilition d*un, peu de bleu. Ainsi, nous voyons successivement ‘ le, même alcali ,.sè comporter avec les matières colorantes jaunes,, cpmme l’aurait fait une quautité plus ou uioins giandc de rougÇ:, et avçc les niatjères colorantes’ rouges, comme l’purait fait une plus ou moins grande quantité dé bleu. Maintenant , si l’on soumet à l’action de .cette iiubstance .alcaline , une couleur bleue assez fugace par sa nature ; on.verra cette, couleur se tour.mr uu vert , et l’alcali se comporter dans cette occasion , comme le ('3’ait.üne addition de substance iaune., ’

f02r MATIERES .

Ces etFcts nous paraissent très-singulière, 4'autanf qu’ils semblent s’enchaîner Tun à l’autre , et conserver la même harmonie que l’on observe dans les couleurs décomposées par le.prisnie ; mais des recherches sur les causes de ce phénomène intéressant, ne sont pas de notre sujet, et nous nous bornerons à en signaler l’existence.

Les acides exercent sur les matières colorantes iine action qui n’est pas. moins remarquable; mais les dégradations qti’ils font éprouver aux nuances , sont dans un .ordre tout-à-fait inverse. Ainsi , comme l’effet produit par les* alcalis est de transformer les nuances en celles qui viennent immédiatement après elles , en allant du violet au rouge et passant par toutes les teintes intermédiaires du bleu , du vert et du jaune ; l’efiFet que les acides produisent est tout contraire dans la plus grande par— tie de la mênre échelle , et ils convertissent le bleu en 3^iolet , celui-ci en rouge, et le rouge en jaune. Quant au jaune , ii prend assez ordin airement une teinte verdâtre en se ‘ dégradant ,. comhie le vert prend une nuance bleuâtre. Ces effets, observés en partie depuis très-ion g-tems, ont introduit l’usage de, combattre les altérations produites par les acides , par les al-

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